Le Hajj 2025, cinquième pilier de l’islam, a officiellement pris fin ce lundi 09 juin sur les lieux saints de la Mecque. Alors que les fidèles s’apprêtent à regagner leurs pays respectifs, une question se pose : comment préserver la pureté spirituelle de ce rite sacré une fois de retour ?Pour éclairer les fidèles sur la conduite à adopter après ce grand moment d’adoration, notre rédaction a recueilli les propos d’un érudit musulman, Imam Mamadou Djoulde Barry.

Ce dernier met en garde contre un comportement de plus en plus courant : l’ostentation. « Dès leur retour, certains pèlerins organisent de grandes cérémonies festives uniquement pour se faire remarquer. Pourtant, cette ostentation peut annuler les mérites du Hajj », affirme-t-il avec gravité.

L’imam explique que plusieurs actes peuvent invalider le Hajj, même après son accomplissement. Parmi eux :L’association dans l’adoration : « Implorer une autre divinité qu’Allah, faire des sacrifices pour le diable ou se prosterner devant un objet annule formellement le Hajj. »L’apostasie : « Dire regretter d’être musulman ou renier sa foi annule toutes les adorations. »L’hypocrisie majeure : « Être satisfait des malheurs qui frappent la communauté musulmane est un signe grave d’égarement. »L’orgueil spirituel : « Croire être prédestiné au paradis et condamner les autres sans fondement est aussi un acte qui annule le Hajj. »Et bien sûr, l’ostentation : « Se vanter de son pèlerinage ou organiser des cérémonies pour briller aux yeux des autres est un poison spirituel. »Pour l’imam, le véritable pèlerin est celui qui revient transformé, humble et discret.
Il conclut en ces termes :« Le pèlerinage est un acte de purification. Il ne doit pas devenir un outil de gloire personnelle. Celui qui veut préserver les fruits de son Hajj doit rester sincère et effacé, loin des feux des projecteurs. »
Ahmadou Djogo, pour le www.Gbaikandjamana.org



