Dans une opération d’envergure, les autorités préfectorales de Siguiri ont procédé à la fermeture de dix unités de production d’eau potable.

Cette initiative a été menée par la Direction préfectorale du commerce, en collaboration avec les services techniques compétents.
Selon les responsables en charge de cette opération, la décision fait suite à plusieurs manquements graves constatés : absence d’autorisation légale, non-respect des normes sanitaires, hygiène déplorable, équipements vétustes et absence de contrôle de qualité. Un constat alarmant pour un produit aussi essentiel.

« Ces fermetures s’inscrivent dans une logique de protection des consommateurs. Nous ne pouvons pas tolérer que de l’eau destinée à la population soit produite dans des conditions douteuses », a déclaré un responsable du service préfectoral.
Les inspecteurs évoquent des scènes choquantes : installations improvisées, environnement insalubre, absence de contrôle bactériologique. « L’eau, c’est la vie. Mais une eau mal traitée devient une menace », ont-ils martelé.
Si cette dĂ©cision est saluĂ©e par une partie de la population soucieuse de la santĂ© publique, d’autres expriment leurs inquiĂ©tudes quant aux consĂ©quences immĂ©diates. Magandjan Camara, citoyen du quartier Hermakono, dĂ©clare : « C’est bien qu’ils ferment si ce n’est pas bon pour la santĂ©. Mais il faut aussi nous garantir une autre source d’eau. »
Dans une ville comme Siguiri, où la demande en eau est croissante, cette mesure soulève autant d’espoirs que d’interrogations. Mais pour les autorités, le message est clair : la santé publique prime sur les intérêts commerciaux.
À Siguiri, la chasse à l’eau impropre est lancée. Désormais, produire de l’eau, c’est aussi respecter la vie.
Siguiri Alseny Philip Condé pour le www.Gbaikandjamana.org



