Dans le district reculé de Sacko Dou Senko, situé dans la sous-préfecture de Morodou (préfecture de Mandiana), un vent d’espoir souffle à nouveau. Et pour cause : El .Séydou Camara, président des orpailleurs de la préfecture de Kankan, y a réalisé plusieurs infrastructures vitales qui changent profondément le quotidien des habitants.

Connu pour son attachement à sa communauté, El Hadj Sékou Camara n’a pas attendu l’intervention de l’État pour agir.
Face aux conditions de vie précaires que subissaient les citoyens de Sacko Dou Senko – absence de route, de centre de santé, et d’eau potable – il a décidé de financer et de superviser personnellement la construction d’une route sur plusieurs kilomètres, d’un centre de santé moderne et de plusieurs forages d’eau.
Ces réalisations ont suscité une vive émotion dans le village.

Pour les populations locales, c’est une page d’histoire qui s’écrit.
« L’année dernière, il a commencé avec un forage. Puis il nous a promis une route et un centre de santé. Aujourd’hui, il a tout réalisé. Avant, il nous fallait toute une journée pour atteindre Mandiana, maintenant, c’est une heure seulement. C’est un homme de parole », s’est réjoui Bakary Camara, notable du village.

Même soulagement chez Alhassane Condé, un autre habitant, qui se souvient des trajets périlleux à travers une route défoncée, où même les motos refusaient d’avancer.
« Aujourd’hui, nous disons Alhamdoulilah. Merci à Sékou Camara pour ce qu’il a fait. »

Bangaly Camara, président des jeunes, appelle à l’union et à l’exemplarité :
« Beaucoup de villages vivent ce que nous avons vécu, mais rares sont ceux qui se lèvent pour leur communauté. Notre frère, lui, a agi. Que cela inspire d’autres jeunes. »

Mais ce sont les femmes du village, longtemps les plus vulnérables face à l’éloignement des structures de santé, qui ressentent le plus fort impact.« Avant, accoucher était une épreuve : il fallait marcher des kilomètres, parfois en pleine nuit. Certaines femmes mouraient en chemin. Ce centre de santé, c’est notre salut », confie avec émotion Fatouma Doumbouya.

Grâce à l’engagement d’un fils du terroir, Sacko Dou Senko sort peu à peu de l’oubli. Un village longtemps privé des services de base retrouve aujourd’hui sa dignité.
Dans un pays où les besoins sont immenses et les ressources limitées, l’exemple de Sékou Camara montre que le développement local n’est pas qu’une affaire de grandes politiques publiques : il commence aussi par un cœur généreux et des actes concrets.
Et à Sacko Dou Senko, c’est justement un acte d’amour qui a rouvert les chemins de la vie.
Banana Chérif
Pour www.gbaikandjamana.org



