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La préfecture de Kissidougou est en ébullition après la suspension de David Mongono, chargé de l’état civil à la commune urbaine. La mesure, prise par le colonel Charles Kolipé Lamah, préfet de la localité, fait suite au retrait de deux bénévoles non reconnus par l’administration, à savoir Lancinè Diawara dit “Wandam” et Mory Kourouma, que M. Mongono accusait de comportements suspects et d’irrégularités graves dans la gestion des documents administratifs.
Selon des sources proches du dossier, les deux agents auraient été impliqués dans la délivrance d’actes falsifiés et la contrefaçon de cachets officiels, des pratiques qui compromettaient la fiabilité du service de l’état civil. Mais au lieu d’un soutien, c’est une sanction immédiate que le responsable aurait reçue.

David Mongono raconte avoir été convoqué d’urgence au cabinet du préfet après une plainte du président de la délégation spéciale. Sur place, il aurait été pris à partie, menacé et suspendu sans avoir pu présenter sa défense, dénonçant une procédure arbitraire en violation des règles administratives. « Je n’ai reçu ni avertissement, ni notification claire. Cette décision est injuste et sans base légale », a-t-il confié.
Dans la ville, la société civile s’est rapidement mobilisée.

David Tolno, acteur citoyen, condamne ce qu’il qualifie de “suspension illégale et autoritaire”, exigeant transparence, équité et respect du droit de réponse pour tout agent public.

Pendant ce temps, le service de l’état civil est à l’arrêt complet. Aucun remplaçant n’ayant été désigné, la population se retrouve bloquée pour l’obtention d’actes de naissance, de certificats ou de cartes d’identité. Ce vide administratif accentue la colère et la méfiance des citoyens vis-à-vis des autorités locales.
Face à cette crise, de nombreuses voix appellent à la levée de la suspension, à l’ouverture d’une enquête impartiale et à la désignation urgente d’un intérimaire pour rétablir le fonctionnement normal du service.
Entre abus d’autorité présumé et dysfonctionnement institutionnel, l’affaire Mongono révèle les fragilités d’une administration locale en quête de crédibilité.
ci-joint la Décision


Kissidougou, Mohamed Gbarandôh Touré pour Gbaikandjamana Média.




