Dans plusieurs localités reculées de la région administrative de Kankan, une réalité alarmante se dessine. De nombreux enfants sont privés de l’accès à l’éducation, leurs journées étant désormais rythmées par la surveillance des troupeaux. L’élevage est devenu leur principale occupation, remplaçant les bancs de l’école.
Nous sommes à Kèlèmè Tombonkan, un district relevant de la sous-préfecture de Balandou, préfecture de kankan. Ici, plusieurs enfants sont obligés de rester derrière les troupeaux en brousse en lieu et place des salles de classes.

D’après nos constats, ce phénomène est souvent lié à l’éloignement des infrastructures scolaires ou à la précarité des familles qui comptent sur la main-d’œuvre des enfants pour faire vivre le bétail. Les parents, confrontés à des choix difficiles entre subsistance immédiate et éducation à long terme, optent majoritairement pour le travail immédiat.
Les rares écoles accessibles dans certaines zones de la région souffrent souvent d’un manque criant d’enseignants qualifiés ou de matériel pédagogique adéquat. Les quelques enfants qui s’y rendent sont souvent confrontés à des classes surchargées ou à des interruptions fréquentes des cours.

Cependant, plusieurs acteurs de la société civile invitent les autorités à intensifier les efforts pour rapprocher les écoles des communautés rurales et à mettre en place des mécanismes de soutien aux familles vulnérables afin que l’avenir éducatif de ces enfants ne soit pas sacrifié au profit de l’élevage.
La Rédaction Politique
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