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Le procès des personnes interpellées pour vente et trafic illicite de carburant s’est ouvert ce mercredi 5 novembre 2025, à 10 heures, au tribunal de première instance de Siguiri.
Mais dès le début de l’audience, les journalistes venus couvrir l’événement ont été priés de quitter la salle par le juge audiencier, Jean Wogbo Koïvogui, qui leur a lancé :
« La presse, vous n’êtes pas conviée, libérez la salle ! »
Pourtant, le procès n’était pas à huis clos. Les représentants des médias locaux, présents depuis 9 heures pour informer le public, ont été surpris et indignés par cette décision jugée arbitraire. Aucune explication officielle n’a été fournie pour justifier leur expulsion.
Cette attitude a provoqué une vague d’indignation parmi les journalistes, qui dénoncent une atteinte à la liberté de la presse et au droit du public à l’information. Ils ont saisi le procureur de la République, Ibrahima I. Camara, afin qu’une solution soit trouvée pour permettre à la presse de jouer pleinement son rôle d’observateur de la vie judiciaire.
Pour rappel, 19 personnes ont été arrêtées ces dernières semaines à Siguiri pour des faits de vente et trafic illicite de carburant, dans le cadre d’une vaste opération menée par les autorités locales pour endiguer ce commerce illégal.
L’éviction injustifiée des journalistes soulève une question essentielle : comment garantir la transparence de la justice quand la presse est tenue à l’écart ?

Alseny Philip Denkè Condé pour le www.Gbaikandjamana.com



