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Depuis sept longues années, le service d’assainissement de Kolaboui se bat pour maintenir la ville propre. Chaque jour, l’équipe est à pied d’œuvre pour ramasser les ordures, nettoyer les rues et assainir les marchés, malgré des moyens dérisoires.

La directrice du service explique que toutes les activités sont financées par leurs propres moyens, faute de soutien institutionnel :
« Mettre les mains dans les ordures n’est pas facile. Mais face aux besoins de la famille et aux difficultés économiques, nous n’avons pas le choix », confie-t-elle.
Avec une contribution mensuelle de 20 000 francs guinéens par abonné, le service parvient à peine à payer les femmes chargées du ramassage ainsi que le conducteur des tricycles utilisés pour transporter les déchets.

De son côté, Alpha Oumar Diallo, administrateur du service, rappelle l’ampleur de leur engagement :
« Nous travaillons depuis plus de six ans avec des moyens réduits et sans assistance. Notre mission est pourtant de rendre la ville et les marchés propres. »
Une bouffée d’air est venue grâce à la société SAFIA, arrivée de Conakry, qui a accepté de collaborer avec eux et de fournir quelques équipements, notamment des motos.
Une aide précieuse, mais insuffisante pour répondre aux besoins réels.
Car malgré leur dévouement, les défis restent nombreux. L’assainissement de Kolaboui repose toujours sur une petite équipe sous-financée, isolée mais déterminée.
Et pour eux, une chose est claire : “Une ville propre ne peut pas reposer sur quelques individus. Nous avons besoin d’un engagement collectif et d’un soutien réel pour continuer ce combat.”

Boké Mamadou Bah pour le www.Gbaikandjamana.org



