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À Boké, le pont en bois de Lanbangni, pourtant très fréquenté, représente aujourd’hui une menace permanente pour les usagers.

Dans un état de dégradation avancée, l’ouvrage suscite chaque jour peur, indignation et incompréhension parmi ceux qui l’empruntent.

D’année en année, la situation ne fait qu’empirer, transformant ce passage essentiel en véritable cauchemar pour les populations riveraines.

Visiblement déçu, Mamadou Bah Cellou, conducteur de taxi-moto, exprime son inquiétude :
« Ici, le passage fait peur. Que faire ? Nous n’avons pas d’autre choix. Nous nous exposons avec nos passagers », déplore-t-il.
Comme lui, de nombreux habitants tirent la sonnette d’alarme. Ils interpellent les autorités locales sur la finalisation du nouveau pont, dont les travaux, entamés en 2023, demeurent inachevés.

Satenin Koulibaly, habitant du quartier, rappelle que l’actuel pont de fortune est le fruit de la solidarité communautaire :
« Ce pont est l’œuvre des citoyens de Lanbangni. Il s’était complètement effondré pendant les grandes pluies. À la réouverture des classes, nous avons dû le reconstruire nous-mêmes pour permettre aux élèves et étudiants d’accéder à leurs établissements. Nous n’avons reçu aucune aide de l’État », se lamentent-ils.

Ce calvaire relance une fois encore le débat sur le manque criant d’infrastructures de traversée dans le Kakandé, où les populations continuent de payer le prix fort de l’abandon.

À Lanbangni, les habitants ne demandent pas un miracle, juste un pont solide pour traverser… et pour continuer à espérer.

Boké, Mamoudou Kagnèka Bah pour Gbaikandjamana
Tel : 620 92 44 19



