Les opérations de vote ont démarré tôt ce matin du dimanche 28 décembre 2025 dans la préfecture de Kindia, à l’occasion du scrutin présidentiel. Dès l’ouverture des bureaux, un important dispositif sécuritaire a été déployé afin d’assurer le bon déroulement du vote et de préserver un climat de calme et de sérénité tout au long de la journée.
Dans la commune urbaine comme dans plusieurs communes rurales, la présence des forces de sécurité est visible aux abords des centres de vote. Cette mobilisation vise à encadrer le processus électoral et à rassurer les citoyens, dans un contexte politique marqué par des débats persistants autour de la crédibilité du scrutin.Dans plusieurs quartiers de la ville de Kindia, notamment à Kenendé, Abattoir et Fissa, des files d’électeurs se sont formées dès les premières heures de la matinée.
Des citoyens, parfois accompagnés de membres de leur famille ou de voisins, ont tenu à accomplir leur devoir civique, malgré les doutes exprimés par une partie de l’opinion publique. Pour de nombreux électeurs rencontrés sur place, cette journée électorale revêt une importance particulière. Ils espèrent qu’elle permettra d’ouvrir une nouvelle page de la vie politique nationale. « Nous sommes venus voter parce que c’est un devoir et un droit. L’avenir de nos enfants dépend aussi des choix que nous faisons aujourd’hui », confie un habitant du quartier Kenendé.

D’autres électeurs profitent de ce scrutin pour exprimer des revendications sociales et politiques fortes. Parmi les attentes les plus souvent évoquées figurent le retour effectif des libertés publiques, la réouverture des médias privés et le rétablissement des partis politiques suspendus durant la période de transition. « Nous avons voté dans le calme, mais nous attendons des autorités qu’elles prennent en compte la voix des citoyens, notamment sur la question des médias et des détenus politiques », souligne un électeur rencontré dans un centre de vote.
Cependant, cette mobilisation s’accompagne aussi d’un certain scepticisme, en particulier chez une frange de la jeunesse. Certains estiment que l’issue du scrutin serait connue d’avance, une perception largement partagée dans plusieurs localités du pays. Pour ces électeurs, la domination du candidat favori sur la scène politique nationale alimente un sentiment de résignation.
À l’opposé, d’autres citoyens affichent ouvertement leur soutien au président de la transition. « Le président Mamadi Doumbouya a déjà gagné cette élection. Il a posé des actes concrets pour le pays et mérite de poursuivre son action à la tête de l’État », affirme un électeur favorable au chef de l’État.

Malgré ces positions contrastées, l’ambiance générale dans la préfecture de Kindia demeure calme et ordonnée. Les agents électoraux et les équipes d’assistance veillent au respect des procédures, tandis que les électeurs poursuivent leur participation dans un esprit globalement pacifique.
Pour rappel, la préfecture de Kindia compte 11 circonscriptions électorales, correspondant à 10 communes rurales et une commune urbaine. Au total, 1 108 bureaux de vote ont été installés pour 295 545 électeurs inscrits.

Alors que la journée électorale se poursuit, l’attention reste tournée vers les résultats, attendus pour dessiner les prochaines orientations politiques de la Guinée après une longue période de transition.
Par SA pour la rédaction de gbaikandjamana.org



