La population guinéenne, dans son entièreté, est aujourd’hui appelée à se focaliser sur un certain nombre de préoccupations majeures liées au développement national et à la transformation stratégique de notre pays.
Dans le débat public actuel, deux logiques s’opposent.

D’un côté, certains optent pour la facilité, les raccourcis et les privilèges.
De l’autre, une frange de citoyens milite pour la méritocratie, l’effort, la compétence et l’enracinement d’une culture du mérite comme base de la gouvernance publique.
Or, il est du ressort de tout citoyen, indépendamment de ses obédiences politiques, religieuses ou de ses positionnements idéologiques, de participer pleinement à l’édification de la nation.
La transformation de la Guinée doit demeurer une préoccupation collective, au-delà de toute divergence d’opinions.
La méritocratie, levier essentiel de la transformation nationale
Pour impulser un développement durable, le mérite, l’engagement personnel et l’intérêt républicain doivent impérativement constituer les premiers critères de sélection, de recrutement et de nomination des Guinéens et Guinéennes aux fonctions publiques, aux postes de décision et aux responsabilités au sein des services de l’État.
C’est à cette condition que la transformation tant attendue pourra devenir effective.
Progressivement, la Guinée pourra ainsi se doter d’un capital humain solide, qualifié, compétent et expérimenté, capable de conduire efficacement les politiques publiques et de répondre aux défis du développement.
En définitive, la méritocratie n’est pas un simple slogan, mais un pilier fondamental de la refondation de l’administration guinéenne et de la réussite de la transformation structurelle du pays.

Alhousseny Mohamed Kaba
Activiste de la société civile
Président de l’ONG Action de Bienfaisance Communautaire
Administrateur général de la plateforme Observatoire Citoyen de l’Administration Guinéenne (OCILAGUI



