Depuis quelques jours, des rumeurs faisant état du non-paiement des agents recenseurs de l’ONG OFA (Organisons, Faisons, Accompagnons) circulent dans certaines localités de Kankan. Face à ces allégations, le président de l’ONG, Taliby Dabo, a tenu à apporter des précisions afin d’éclairer l’opinion lors d’un point de presse qu’il a animé ce dimanche, 11 janvier 2026.
Selon lui, il ne s’agit nullement d’un problème de non-paiement, mais plutôt d’une incompréhension sur le statut des personnes déployées sur le terrain.
« Quand on parle d’ONG, il faut comprendre que ce sont des membres. En tant qu’ONG, nous ne fonctionnons pas comme une structure de prestations de services rémunérées, mais comme une organisation qui accompagne ses membres. Ceux qui ont été déployés ne sont pas des prestataires, ce sont des membres de l’ONG », a-t-il expliqué.
Talibi Dabo précise que ces agents ont été envoyés auprès des bureaux de l’ONG pour appuyer certains responsables locaux, notamment ceux qui ne savent ni lire ni écrire.
« Il y a des présidents et présidentes de bureaux qui ne sont pas allés à l’école. Il fallait donc envoyer des agents capables d’écrire pour les aider, leur montrer comment se connecter, comment communiquer dans les groupes et leur indiquer certaines démarches », a-t-il poursuivi.

Aussi, le président de l’ONG OFA souligne également que des échanges ont récemment eu lieu avec les jeunes concernés afin de lever toute ambiguïté sur la nature de leur mission.
« Nous avons communiqué avec eux pour qu’ils comprennent qu’ils ne faisaient pas une simple prestation, mais qu’ils intervenaient en tant que membres de l’ONG. Même si nous leur avons apporté un appui, ils doivent surtout comprendre que l’ONG accompagne ses membres plutôt que de les salarier », a-t-il ajouté.
Enfin, Talibi Dabo rappelle que la démarche de l’ONG repose sur l’esprit de solidarité et d’entraide. « Ce sont des jeunes qui étudient ou exercent d’autres activités. Nous leur avons expliqué que les relations qu’ils tissent avec les membres actifs de l’ONG peuvent un jour les aider à s’en sortir. Malheureusement, il y a eu quelques personnes mal intentionnées qui ont voulu créer la confusion, mais dans l’ensemble, ces jeunes savent qu’ils sont membres de l’ONG et qu’ils doivent s’attendre à un accompagnement et non à une prestation rémunérée », a-t-il conclu.
𝐒𝐨𝐮𝐥𝐞𝐲𝐦𝐚𝐧𝐞 𝐓𝐚𝐭𝐚 𝐁𝐚𝐧𝐠𝐨𝐮𝐫𝐚 pour www.gbaikandjamana.org
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