Sous-préfecture longtemps réputée pour l’insécurité chronique, Doko connaît aujourd’hui un climat de sérénité inédit.

Depuis la prise de fonction du lieutenant Kerfala Samoura à la tête de la Brigade de la gendarmerie locale, les attaques à main armée ont nettement reculé, redonnant confiance à une population longtemps éprouvée.
Il fut un temps où pas une seule journée ne s’écoulait sans qu’un cas d’agression, de vol ou d’assassinat ne soit signalé à Doko et dans ses environs.

Les bandits armés opéraient aussi bien en brousse que sur les sites d’exploitation artisanale d’or, arrachant aux citoyens leurs détecteurs d’or, parfois au prix de vies humaines. Cette situation avait installé une peur permanente et terni l’image de la gendarmerie, jugée alors peu efficace.

L’arrivée du lieutenant Kerfala Samoura à la tête de la brigade de la Gendarmerie de Doko le 16 octobre 2025 et installé par le Colonel Konaté Commandant de la compagnie de la gendarmerie de Siguiri a marqué un tournant décisif.

Avec son équipe, il a mis en place une stratégie de sécurité proactive, fondée sur la présence permanente sur le terrain, la multiplication des patrouilles et une collaboration étroite avec les chasseurs traditionnels, qui appuient les forces de sécurité dans la brousse et sur les zones minières.

La brigade a été réorganisée et modernisée : patrouilles à moto, pickups déployés, descentes ciblées dans les zones sensibles. Résultat : les bandits sont traqués jusque dans leurs cachettes, et la peur a progressivement changé de camp.
Au-delà de l’efficacité opérationnelle, c’est aussi l’approche humaine du commandant Samoura qui séduit.
Sa méthode privilégie l’écoute, la médiation et la cohésion sociale.

« Franchement, je remercie d’abord le haut commandement de la gendarmerie pour avoir nommé à Doko un commandant qui comprend la souffrance de la population.
À son arrivée, nous doutions de son expérience parce qu’il est jeune. Mais aujourd’hui, walaye, le banditisme a fortement diminué à Doko et ses environs », témoigne Kerfala Camara, réparateur de détecteurs d’or.

Même constat chez les commerçants, longtemps contraints de fermer tôt par crainte des attaques.
« Avant, je fermais ma boutique à 16 heures et même à la maison, la peur ne me quittait pas. Aujourd’hui, grâce au lieutenant Kerfala Samoura, nous dormons tranquilles. Il est très social, compréhensible. Il arrive même de régler des conflits de dettes de sa propre poche pour réconcilier les parties. Je n’ai jamais vu un commandant comme lui », confie Mohamed Camara, commerçant à Doko.

En quelques mois, l’image de la gendarmerie s’est transformée : d’une institution critiquée, elle est devenue un pilier de stabilité.
À Doko, la population n’hésite plus à affirmer qu’« il y a désormais un responsable ».
À Doko, la sécurité n’est plus un slogan mais une réalité vécue. Et si le banditisme a reculé, c’est aussi parce qu’un commandement de proximité, ferme et humain, a su redonner à l’uniforme son sens premier : protéger sans peur, servir avec responsabilité.

Siguiri/ Alseny Philip Denkè Condé pour le www.Gbaikandjamana.org



