La sous-préfecture de Doko, située à une cinquantaine de kilomètres de la commune urbaine de Siguiri, a franchi une étape majeure dans le renforcement de la sécurité locale avec l’inauguration officielle de son nouveau siège de commissariat de police, ce lundi 26 janvier 2026.

La cérémonie s’est déroulée sous la conduite du commissaire Sékou Diawara, en présence des autorités administratives, militaires et judiciaires, notamment le procureur du Tribunal de première instance de Siguiri, les présidents des districts de Doko, ainsi que des représentants des jeunes, des femmes et des confessions religieuses de la sous-préfecture.

Financé grâce à l’appui du bureau du district de Doko et à la contribution d’autres bonnes volontés locales, ce commissariat se veut bien plus qu’une simple infrastructure.
Il symbolise l’engagement citoyen des populations aux côtés de l’État dans la lutte contre l’insécurité.

Prenant la parole, le commissaire Sékou Diawara a salué cette mobilisation collective :
« La construction de ce commissariat, financée par le bureau du district de Doko et d’autres bonnes volontés de Sèkè, constitue un acte hautement symbolique. Au-delà de sa portée matérielle, elle traduit l’engagement ferme et responsable des populations locales aux côtés du gouvernement, tant pour l’amélioration des conditions de vie et de travail des agents que pour le renforcement de la lutte contre la délinquance sous toutes ses formes. »

Il a par ailleurs rassuré que ce nouveau bâtiment sera soigneusement entretenu par l’ensemble du personnel, affirmant qu’il sera gardé « comme la prunelle de nos yeux ». Pour lui, cet événement marque une nouvelle étape dans la consolidation de la sécurité et de la confiance entre la police et les citoyens.

De son côté, le procureur Dominique Loua a insisté sur la dimension citoyenne de la sécurité :
« L’ouverture de ce commissariat de proximité est la preuve tangible de l’engagement des autorités à garantir la sécurité des personnes et de leurs biens. La délinquance n’est pas une réalité lointaine : elle peut exister dans nos concessions, nos quartiers et nos villages. Chaque citoyen a donc le devoir civique de signaler tout acte suspect aux services de sécurité. »

Il a rappelé avec fermeté que la sécurité repose sur une collaboration étroite entre la population et les forces de l’ordre, tout en appelant au calme et au respect des institutions, quelles que soient les circonstances.

Représentant le préfet de Siguiri, le secrétaire général de la préfecture, Amara Kaba, a renchéri en appelant à une vigilance collective :
« Les délinquants vivent parfois parmi nous, dans nos familles et nos foyers. Nous devons donc collaborer franchement avec la police en dénonçant les actes répréhensibles. Prenons soin de ce bijou que représente ce commissariat. »

Avec cette nouvelle infrastructure sécuritaire, Doko envoie un signal fort : la lutte contre la délinquance ne se gagnera ni par la peur ni par la violence, mais par une responsabilité partagée, une coopération permanente et un engagement citoyen durable.

Le commissariat de Doko se veut désormais le trait d’union entre l’État et les populations pour une sécurité de proximité, efficace et inclusive.

Siguiri/ Alseny Philip Denkè Condé pour le www.Gbaikandjamana.org



