Les incendies deviennent de plus en plus récurrents à Conakry et dans ses environs. Après le drame survenu à Kalema ce lundi, ayant coûté la vie à trois jeunes garçons, un nouvel incendie s’est déclaré ce mercredi soir dans une concession située au quartier Grand Moulin, dans la commune de Kagbelen.
Si aucune perte en vie humaine n’est à déplorer cette fois-ci, les dégâts matériels sont considérables.
La concession touchée appartient à Mme Bintia Camara, enseignante à la retraite. Encore sous le choc, elle raconte comment sa maison et tous ses biens ont été réduits en cendres.

Selon son témoignage, l’alerte a été donnée par l’un de ses locataires, M. Keita, qui l’a informée de l’incendie ayant ravagé son appartement ainsi que celui d’un autre occupant.
« Tout est parti en fumée : les meubles, les ustensiles de cuisine, les habits, les documents, absolument tout. Le bâtiment lui-même est gravement endommagé », confie-t-elle, la voix chargée d’émotion. Soulagée qu’aucune vie humaine n’ait été perdue, Mme Camara lance néanmoins un appel pressant aux autorités et aux personnes de bonne volonté pour l’aider à réparer le bâtiment et à venir en aide à ses locataires, aujourd’hui sans abri.

Parmi les victimes figure également René Niankoye Bamou, qui affirme avoir tout perdu dans l’incendie. « Là où je suis, l’unique chose qui me reste, c’est l’habit que je porte. Tous mes dossiers administratifs et mes biens sont partis en fumée », déplore-t-il, sollicitant une assistance urgente.

Un autre locataire, Mohamed Keita, revient sur les circonstances du sinistre. Alerté par l’appel de sa fille alors qu’il se trouvait à son lieu de travail, il s’est précipité sur les lieux, mais le feu avait déjà atteint le plafond.
Malgré l’intervention des voisins et des sapeurs-pompiers, basés non loin à l’école de police, aucun bien n’a pu être sauvé. Téléviseurs, congélateurs, vêtements et même une somme d’argent issue d’une tontine ont été consumés par les flammes.
Cet incendie, de plus, relance le débat sur la sécurité des habitations et la prévention des risques domestiques à Conakry.
En attendant d’éventuelles mesures concrètes, des familles entières se retrouvent démunies, suspendues à l’élan de solidarité et à la réactivité des autorités.

Ahmadou Djodjo pour le www.Gbaikandjamana.org



