Un drame bouleversant secoue la préfecture de Labé. À Kamaya, secteur relevant de la commune rurale de Garambe, un adolescent de 17 ans, identifié sous le nom de Jean Pierre Haba, a été retrouvé mort ce dimanche. Selon les informations recueillies, la victime était élève en classe de 12ᵉ année.
Les faits se sont produits en l’absence de ses parents, partis à l’église. D’après les témoignages, ces derniers avaient pourtant proposé au jeune garçon de les accompagner.
C’est à leur retour qu’ils ont fait la macabre découverte.
Joint par notre correspondant, le président du district de Garambe, Abdourahim Diallo, revient sur les circonstances dans lesquelles il a été informé du drame.
« Il était exactement 17 heures passées de deux minutes lorsque j’ai reçu un appel du chef de secteur, m’alertant qu’un jeune citoyen s’était donné la mort à Kamaya, secteur relevant du district de Garambe centre. Aussitôt, nous nous sommes rendus sur les lieux. Sur place, j’ai interrogé les parents qui m’ont expliqué qu’ils étaient à l’église au moment des faits. Ils m’ont aussi confié ignorer totalement les raisons de cet acte. Le père a précisé que l’enfant ne manquait de rien et qu’il était bien pris en charge au sein de la famille », a-t-il expliqué.
Après la découverte du corps, les autorités locales et administratives, accompagnées des services de sécurité et de santé, se sont rendues sur les lieux pour les constatations d’usage.
« Nous avons immédiatement alerté la gendarmerie, les responsables sanitaires ainsi que les agents de la protection civile. Après les procédures, il a été décidé de transférer le corps à la morgue de l’hôpital régional de Labé pour les besoins de l’enquête », a ajouté le président du district.
Au moment où nous mettions cet article sous presse, le corps de la victime se trouvait toujours à la morgue de l’hôpital régional de Labé, en attendant les dispositions nécessaires pour l’inhumation.
Ce drame relance le débat sur la recrudescence des cas de suicide chez les jeunes en Guinée, un phénomène préoccupant qui interpelle familles, autorités et acteurs sociaux.

Ahmadou Djogo
Pour Gbaikandjamana.org



