Un drame d’une rare violence a frappé la commune de Sanoyah dans la nuit de ce vendredi, plongeant les habitants dans une profonde consternation.

Après l’incendie enregistré plus tôt à Sangoyah, un nouveau sinistre meurtrier est venu endeuiller la périphérie de Conakry.

Selon les témoignages recueillis sur place, l’incendie s’est déclaré aux environs de 2 heures du matin dans la concession où vivaient Ousmane Keïta, son épouse et leurs enfants, alors que toute la famille dormait profondément.

Au Micro de notre reporter, Alpha Amadou Diallo, voisin direct de la victime, livre un témoignage glaçant :
« Il était exactement 2 heures du matin quand les flammes ont jailli. Malheureusement, la porte était fermée avec un cadenas. Le père de famille est venu pour ouvrir, mais le feu se propageait à une vitesse incroyable.
Nous tentions de forcer la porte pendant que d’autres essayaient de casser par l’arrière, sans succès. Le plafond a fini par s’effondrer sur ceux qui étaient dans la chambre.
Quand nous avons réussi à entrer, il était trop tard. Le père de famille, grièvement blessé par les vitres, n’est pas mort dans la pièce, mais agonisant. C’est ici, à la véranda, qu’il a rendu l’âme. »
Selon les premières informations, le courant électrique était présent au moment des faits, mais les causes exactes de l’incendie restent, pour l’instant, indéterminées.
Le bilan humain est lourd : le père de famille, sa femme et trois de leurs enfants ont péri dans les flammes, sans possibilité de secours à temps.
Ce nouveau drame relance une fois de plus la question de la sécurité des habitations, de l’accès aux issues de secours et de la prévention des incendies domestiques, dans un contexte où les populations restent particulièrement vulnérables.

Amadou Djogo Diallo
Pour Gbaikandiamana.org



