Un violent incendie s’est déclaré ce vendredi 7 février 2025 à Sangoyah Mosquée, près du camp du Génie militaire, dans la commune de Matoto.

Le sinistre, survenu aux premières heures de la matinée, a causé d’importants dégâts matériels, mais aucune perte en vies humaines n’a été enregistrée, grâce à l’intervention rapide des secours.

sur les lieux Moussa Diallo, président de la Délégation spéciale de Matoto, explique avoir été alerté par un citoyen.
« J’ai été appelé pour signaler un feu. En tant que premier responsable, j’ai immédiatement contacté les services de sapeurs-pompiers de la commune. Heureusement, ils étaient déjà sur place, renforcés par l’équipe de Topaze. Je salue leur promptitude et leur professionnalisme », a-t-il déclaré.

Selon les premiers constats, l’incendie serait dû à une imprudence humaine.
« Il semble qu’une personne ait allumé un feu pour se réchauffer, comme au village. Le feu s’est rapidement propagé et n’a pas pu être maîtrisé à temps, provoquant d’énormes dégâts matériels », a précisé Moussa Diallo.
Manque de civisme de certains usagers
Si la solidarité des riverains et des voisins, notamment ceux du camp du Génie militaire, a été saluée, les autorités regrettent cependant le comportement incivique de certains conducteurs.
« Malgré le barrage des routes pour faciliter le travail des pompiers, certains usagers ont forcé le passage. C’est regrettable. Les mentalités doivent changer face à de telles situations », a déploré le président de la Délégation spéciale.

Aïcha Souaré, une victime dévastée
Parmi les sinistrés, Aïcha Souaré, commerçante, raconte avec émotion avoir tout perdu dans l’incendie.
« J’étais à la maison vers 7 heures. Un agent du camp m’a appelée pour me dire que le feu avait pris mon conteneur. À l’intérieur, il y avait mes marchandises, une machine de la Lonagui, et même l’argent que je venais de recevoir après trois ans de travail », confie-t-elle en larmes.

Elle ajoute que cet argent était destiné aux préparatifs du Ramadan et à une cérémonie familiale prévue ce même jour.
« Je vis seule, mon mari m’a abandonnée. C’est moi qui prends en charge la scolarité de mes enfants et le loyer. Ma mère est décédée récemment. Je demande l’aide des autorités, car j’ai tout perdu », lance-t-elle, désespérée.
Si cet incendie n’a pas coûté de vies humaines, il laisse derrière lui des familles meurtries et des moyens de subsistance réduits en cendres.
À Sangoyah Mosquée, l’urgence n’est plus seulement de comprendre les causes du drame, mais aussi d’apporter une assistance concrète aux victimes, afin que ce sinistre ne soit pas le point de départ d’une autre tragédie sociale.

Saliou Camara pour le www.gbaikandjamana.org



