À Conakry, accéder à son propre argent devient de plus en plus difficile pour de nombreux citoyens.
La crise de liquidité que traverse actuellement la Guinée ne se limite plus aux cercles économiques ou bancaires : elle impacte désormais directement le quotidien des populations, notamment à travers les services de mobile money.
Dans plusieurs points de vente Orange Money de la capitale, retirer un montant relativement modeste comme 500 000 francs guinéens relève parfois du parcours du combattant.
Les agents évoquent régulièrement un manque de trésorerie disponible, obligeant les clients à multiplier les déplacements ou à patienter de longues heures, sans garantie de succès.
Cette situation fragilise davantage le pouvoir d’achat des ménages. De nombreux consommateurs se retrouvent contraints de fonctionner uniquement en espèces pour leurs transactions courantes, ce qui accentue la pression sur la circulation monétaire et complique les activités commerciales.
Pour un pays qui mise sur l’inclusion financière comme levier de modernisation économique, cette réalité apparaît comme un sérieux signal d’alerte.
Au-delà des désagréments quotidiens, la crise actuelle met en évidence des défis structurels liés à la gestion de la liquidité et à la confiance dans les systèmes financiers.
Or, le temps devient un facteur critique : plus la situation perdure, plus les impacts socio-économiques risquent de s’intensifier.
Face à ces difficultés, les regards se tournent vers les autorités économiques.
Les citoyens attendent des explications claires et des mesures concrètes de la part du ministère de l’Économie et des Finances, de la Banque Centrale ainsi que des responsables des opérateurs de mobile money, notamment Orange Guinée.
Une communication transparente sur les causes de la crise et les solutions envisagées pourrait contribuer à rassurer l’opinion publique et à restaurer la confiance.
Dans un contexte où l’accès à l’argent conditionne la survie économique de milliers de familles, l’urgence n’est plus seulement financière : elle est aussi sociale.

Le www.Gbaikandjamana.org
La Rédaction



