Un violent incendie s’est déclaré dans la nuit du jeudi 19 au vendredi 20 février 2026, aux environs de 4 heures du matin, dans le quartier Gbahana, à N’Zérékoré.

Le sinistre a entièrement consumé une concession familiale, plongeant ses occupants dans la détresse et relançant le débat sur les insuffisances du dispositif de secours dans la commune urbaine.
Selon les témoignages recueillis sur place, les flammes se seraient propagées à une vitesse fulgurante, laissant peu de temps aux occupants pour réagir.

Pris au piège dans leur habitation en feu, Niouma Alexis Téliano et les membres de sa famille ont dû forcer la porte principale pour s’extraire du bâtiment, quelques instants avant l’effondrement du plafond. Par miracle, aucune perte en vie humaine n’a été enregistrée.

Le chef de famille évoque un court-circuit électrique comme origine probable du sinistre, un risque fréquent dans plusieurs habitations où les installations restent précaires ou vétustes. En quelques minutes seulement, le feu a réduit en cendres l’ensemble des biens matériels de la famille.

Dans la confusion de l’évacuation, un acte regrettable est également survenu : deux téléphones portables sauvés des flammes auraient été dérobés par un individu à qui ils avaient été confiés dans l’urgence, aggravant la situation déjà dramatique des victimes.

Mais au-delà des dégâts matériels, c’est surtout l’absence d’intervention rapide des services de secours qui suscite colère et incompréhension parmi les riverains.
Malgré les alertes lancées, aucun camion de sapeurs-pompiers n’est intervenu au moment critique. Finalement, ce sont les jeunes du quartier et les voisins qui, à l’aide de moyens de fortune, ont réussi à contenir les flammes et éviter leur propagation à d’autres habitations.
Blessé lors de son évacuation, le père de famille a reçu des soins, tandis que la famille Téliano se retrouve aujourd’hui sans abri ni ressources, lançant un appel à la solidarité des autorités et des bonnes volontés.
Ce drame, évité de justesse sur le plan humain, met crûment en lumière deux réalités préoccupantes à N’Zérékoré : la fragilité des installations électriques domestiques et les lacunes persistantes du système de secours.
Une situation qui, sans réformes urgentes et moyens adéquats, pourrait un jour coûter bien plus que des biens matériels.

Moussa Moïse Camara pour le www.Gbaikandjamana.org



