L’installation récente de sociétés chinoises aux abords du marigot Koba suscite une vive inquiétude dans la sous-préfecture de Bankon, notamment dans le district de Dalagbèda.

Dans une lettre adressée au préfet de Siguiri, le président de la délégation spéciale de la commune rurale de Bankon, M. Djimba Keïta, tire la sonnette d’alarme sur les risques environnementaux et agricoles liés à ces activités.
Selon les informations rapportées par les autorités locales et les constats effectués sur le terrain, ces entreprises auraient entamé des opérations d’exploitation le long du marigot Koba, un cours d’eau stratégique pour les populations riveraines.

Situé à la limite administrative entre le district de Dalagbèda (Bankon) et celui de Falama (commune urbaine de Siguiri), le site constitue un point névralgique pour l’agriculture locale.
Le marigot Koba alimente en effet les périmètres rizicoles, les cultures maraîchères et plusieurs autres spéculations agricoles qui assurent la subsistance de centaines de familles.

Toute altération de son lit, pollution des eaux ou dégradation des berges pourrait provoquer des dégâts considérables sur les exploitations agricoles, avec des répercussions directes sur la sécurité alimentaire et les revenus des ménages.
Face à cette situation jugée préoccupante, le président de la délégation spéciale sollicite l’intervention urgente du préfet de Siguiri.

Il demande l’envoi d’une mission d’inspection sur les lieux, la vérification de la régularité administrative des sociétés concernées, ainsi qu’une évaluation rigoureuse des impacts environnementaux et agricoles de leurs activités. L’objectif affiché est de prévenir des dommages qui pourraient s’avérer irréversibles.
Pour l’heure, les populations de Dalagbèda restent dans l’expectative, redoutant que le développement économique ne se fasse au détriment de leur principal moyen de survie.
La balle est désormais dans le camp des autorités préfectorales, appelées à arbitrer entre exploitation et préservation.

Image D’archive .
Alseny Philip Denkè Condé pour le www.Gbaikandjamana.org



