À Somonobougouba, district relevant de la sous-préfecture de Bankon dans la préfecture de Siguiri, l’école primaire publique traverse une situation particulièrement préoccupante.

Fondé en 2005, cet établissement scolaire, censé accueillir les enfants du district dans des conditions normales d’apprentissage, évolue aujourd’hui dans un environnement marqué par un grave déficit d’enseignants, un manque criant d’infrastructures et une dégradation avancée des équipements scolaires.
Sur le terrain, le constat est alarmant. Le fonctionnement de l’école repose actuellement sur seulement deux enseignants, dont un seul titulaire, pour assurer l’encadrement pédagogique des élèves allant de la 1ère à la 6ème année.
Une charge jugée insoutenable par les responsables locaux, qui tirent la sonnette d’alarme face à une situation devenue difficilement gérable.

Mamadi Kanté, membre du bureau du district de Somonobougouba, ne cache pas son inquiétude face à l’ampleur des difficultés.
« Nous n’avons que deux enseignants pour toutes les classes, de la 1ère à la 6ème année, et parmi eux, un seul est titulaire. Il est pratiquement impossible de suivre correctement tous ces niveaux dans ces conditions. En plus, les tables-bancs sont presque tous détériorés, l’école n’est pas clôturée et le bâtiment existant a besoin d’être réhabilité. Les infrastructures sont très insuffisantes », a-t-il confié.
Au-delà du manque de personnel enseignant, c’est tout le cadre scolaire qui interroge. L’absence de clôture laisse l’établissement exposé à plusieurs risques, tandis que le mauvais état des tables-bancs et la vétusté du bâtiment rendent l’environnement peu favorable à un apprentissage serein.
Dans ces conditions, les élèves poursuivent leur scolarité dans une précarité qui compromet sérieusement la qualité de l’enseignement.
Face à cette réalité, les autorités locales appellent à une réaction urgente des pouvoirs publics ainsi que des partenaires sociaux.
Pour elles, il devient impératif de renforcer l’effectif enseignant, d’équiper l’école en mobilier scolaire, de sécuriser l’espace avec une clôture, d’installer un point d’eau et de procéder à la rénovation complète du bâtiment existant.
« Nous demandons à l’État et aux personnes de bonne volonté de venir au secours de notre école. Nous avons besoin d’enseignants en nombre suffisant, de tables-bancs, d’une clôture, d’un point d’eau et de la rénovation du bâtiment afin que nos enfants puissent apprendre dans de meilleures conditions », a plaidé Mamadi Kanté.
Le cas de l’école primaire de Somonobougouba illustre une fois de plus les profondes difficultés auxquelles restent confrontés de nombreux établissements scolaires en milieu rural, où l’accès à une éducation de qualité demeure encore un défi quotidien.
À Somonobougouba, pendant que les enfants continuent d’aller à l’école avec courage, c’est désormais aux autorités et aux bonnes volontés de prouver que leur avenir ne sera pas sacrifié sur l’autel de l’indifférence.

De retour de Somonobougouba, dans la Sous préfecture de Banko, Alseny Philip Denkè Condé pour Gbaikandjamana Média.




