Le paysage universitaire guinéen amorce un tournant majeur. Ce mercredi 25 mars 2026, la ministre de l’Enseignement supérieur, de la Recherche scientifique et de l’Innovation, Dre Diaka Sidibé, a procédé à la pose de la première pierre des travaux de réhabilitation et d’extension de l’Université de Kindia, sur le site de Foulayah.

À travers ce projet d’envergure, les autorités entendent moderniser en profondeur l’institution afin de l’aligner sur les standards académiques internationaux.
En présence des autorités administratives et universitaires, des chercheurs ainsi que des étudiants, cette cérémonie marque le démarrage d’un chantier présenté comme un levier stratégique pour une éducation supérieure plus compétitive et mieux adaptée aux défis contemporains.

Pour le recteur de l’Université de Kindia, Pr Akoi Mansa Zoumanigui, cette extension va bien au-delà d’une simple opération immobilière.
« Cette extension dépasse la simple construction de bâtiments ; elle représente l’acte de naissance d’une nouvelle ambition académique », a-t-il déclaré.

Selon lui, face au rayonnement croissant de l’université et à l’augmentation continue des effectifs, l’institution se devait d’anticiper les besoins d’une communauté estudiantine en pleine expansion.
« L’objectif est clair : offrir un cadre de vie stimulant où l’innovation n’est plus un concept, mais une réalité quotidienne », a-t-il ajouté, soulignant que les futurs laboratoires de pointe renforceront l’attractivité de l’université dans un environnement académique mondialisé de plus en plus exigeant.

De son côté, la ministre Dre Diaka Sidibé a insisté sur l’urgence de cette transformation. Elle a rappelé que les infrastructures actuelles, pour certaines héritées de l’époque coloniale, ne répondent plus aux exigences du système LMD (Licence-Master-Doctorat) ni à la croissance rapide de la population estudiantine.
« Avec une augmentation des effectifs de près de 90 % depuis 2019 et des projections dépassant les 25 000 étudiants d’ici 2027, la réhabilitation du campus est devenue une nécessité absolue », a-t-elle indiqué.

Mûri depuis 2022, ce projet s’inscrit dans une volonté politique affirmée de faire de la science, de la recherche et de la formation universitaire des piliers essentiels du développement national.
Sur le plan technique, le futur campus de Foulayah s’étendra sur plus de 17 hectares et sera doté d’infrastructures de nouvelle génération.
Le volet pédagogique prévoit notamment :
- plus de 90 salles de cours,
- 10 laboratoires didactiques,
- 8 salles informatiques,
- 4 amphithéâtres modernes.
Le secteur de la recherche bénéficiera également d’un renforcement important avec :
une bibliothèque centrale de 3 000 m²,
des espaces dédiés à l’exposition scientifique.
Pour améliorer les conditions de vie et d’apprentissage des étudiants, le projet comprend aussi :
- un bâtiment administratif R+4,
- une cantine de 1 000 places,
- des complexes sportifs,
- des résidences universitaires d’une capacité de 2 700 lits, dont 40 % des places réservées aux jeunes femmes.
Au-delà de sa dimension infrastructurelle, cet investissement s’inscrit dans la vision stratégique “Simandou 2040”, qui place la formation du capital humain au centre de l’émergence économique et sociale de la Guinée.
En misant sur des infrastructures modernes et adaptées, l’État entend préparer une nouvelle génération de cadres, ingénieurs, médecins, chercheurs et décideurs capables de répondre aux besoins du pays.
À Kindia, ce chantier ne se limite donc pas à une réponse à la saturation des infrastructures existantes. Il porte une ambition plus large : celle de rebâtir l’université guinéenne sur des bases solides, inclusives et tournées vers l’excellence.
Une promesse forte adressée à la jeunesse, qui voit ainsi se dessiner à Foulayah les contours d’un enseignement supérieur plus performant, plus moderne et résolument tourné vers l’avenir.

Toupsib depuis Kindia pour le www.Gbaikandjamana.org



