Les habitants de Dar-es-Salam, particulièrement ceux vivant à proximité immédiate de la décharge, entrevoient enfin une lueur d’espoir après plusieurs années de souffrance liées aux nuisances et aux risques sanitaires.

Devant le Parlement guinéen, ce mercredi 25 mars 2026, à l’occasion de la présentation de la politique générale du gouvernement, le Premier ministre Amadou Oury Bah s’est exprimé sur la question sensible de la décharge de Dar-es-Salam, un sujet qui alimente depuis longtemps les débats au sein de l’opinion publique.
Dans son intervention, le chef du gouvernement a rassuré que des avancées significatives sont en cours en vue de la fermeture de ce site, qui affecte gravement la santé et le cadre de vie des populations riveraines.
« J’ai le plaisir de vous dire que nous sommes relativement avancés dans la mise en œuvre de l’opérationnalisation de la fermeture de la décharge de la Minière. Et j’aurai une séance de travail avec le ministre en charge de ce secteur très rapidement. Parce qu’il faut qu’on prenne rapidement des mesures radicales », a déclaré le Premier ministre.
Poursuivant son intervention, Amadou Oury Bah a indiqué que des discussions sont déjà engagées et que des propositions de financement sont en cours afin de transformer durablement cette zone, à l’image de ce qui a été réalisé en Côte d’Ivoire avec l’ancienne décharge d’Akouédo à Abidjan.
« Concernant la décharge, des discussions sont engagées, des propositions de financement sont en cours et nous allons faire de la décharge de la Minière ce que les autorités ivoiriennes ont fait de la décharge d’Akouédo. D’ailleurs, notre décharge est relativement modeste au regard de ce qu’était la décharge d’Akouédo à Abidjan. Et ils en ont fait un espace aujourd’hui où c’est l’une des zones à Abidjan qui suscite le plus d’intérêt sur le plan foncier. Donc, Dar-es-Salam, dans quelque temps, aura un bel avenir, Inch’Allah », a-t-il ajouté.
Cette annonce suscite déjà beaucoup d’espoir chez les populations concernées, longtemps exposées aux odeurs nauséabondes, à la pollution et aux conséquences sanitaires liées à la présence de cette décharge à ciel ouvert.
Si les promesses se concrétisent, Dar-es-Salam pourrait ainsi tourner l’une des pages les plus difficiles de son histoire et amorcer une nouvelle ère de salubrité, de sécurité sanitaire et de valorisation urbaine.

Ahmadou Djogo pour le www Gbaikandiamana.org



