Un nouveau drame secoue la zone aurifère de Siguiri. Ce dimanche 5 avril 2026, un éboulement survenu dans une exploitation artisanale d’or à Kintinian a coûté la vie à un jeune père de famille de 28 ans, relançant une fois de plus le débat sur la sécurité dans les sites miniers artisanaux.
Un éboulement de mine artisanale d’or s’est produit dans la journée du dimanche 6 avril 2026 à Kintinian, une sous-préfecture située à environ 35 kilomètres du chef-lieu de la préfecture de Siguiri.
Le drame a emporté la vie d’un jeune homme, plongeant sa famille et toute la localité dans l’émoi.
Selon les informations recueillies, la victime se nomme Hohny Saolomou, âgé de 28 ans, marié et père de deux enfants. Il a trouvé la mort après avoir été enseveli sous les décombres à la suite d’un éboulement survenu dans une exploitation artisanale dénommée « Fidirö ».
L’accident s’est produit alors qu’il se trouvait à l’intérieur du site minier, dans des conditions particulièrement précaires, comme c’est souvent le cas dans plusieurs zones d’orpaillage artisanal de la région.
Exposés quotidiennement à de nombreux dangers, les orpailleurs travaillent généralement sans équipement de protection adéquat ni véritable encadrement technique.
Alertés aussitôt après le drame, des volontaires de la Croix-Rouge, appuyés par de jeunes orpailleurs présents sur les lieux, se sont rapidement mobilisés pour tenter de secourir la victime.
Après plusieurs efforts, ils sont parvenus à extraire son corps, malheureusement sans vie.
Originaire de la préfecture de N’Zérékoré, Hohny Saolomou laisse derrière lui une veuve et deux enfants. Son corps a été remis à sa famille pour son inhumation, dans une atmosphère marquée par la douleur, la tristesse et l’émotion.
Ce nouvel éboulement remet crûment sur la table la question de la sécurité dans les zones d’exploitation artisanale de l’or, particulièrement à Siguiri, où les accidents mortels se multiplient au fil des mois.
Malgré les risques bien connus, de nombreux jeunes continuent de se tourner vers l’orpaillage, souvent par manque d’opportunités économiques et d’alternatives de subsistance.
Une fois encore, les autorités locales et les acteurs du secteur minier sont interpellés.
Car à Siguiri, tant que l’or continuera de briller plus fort que la prévention, les mines artisanales risquent de rester des pièges mortels pour des familles déjà fragilisées par la précarité.

Siguiri/ Alseny Philip Denkè Condé pour le www.Gbaikandjamana.org



