Le Premier ministre, Amadou Oury Bah, a procédé au lancement officiel des travaux des Écoles Régionales des Arts et Métiers (ERAM) de Kindia et de Mamou, en présence de plusieurs membres du gouvernement. À travers cette initiative, les autorités guinéennes franchissent une étape majeure dans la transformation de l’enseignement technique et professionnel.

Aux côtés des ministres Alpha Bacar Barry et Laye Sekou Keïta, le chef du gouvernement a mis en avant une ambition claire : faire du potentiel démographique du pays un véritable moteur de croissance économique, en misant sur la qualification de la jeunesse.

Sur le terrain, le message est sans équivoque. Pour le gouverneur de Mamou, le colonel Robert Soumah, ce projet répond à une urgence nationale :
« Notre jeunesse est notre richesse, mais elle est aussi notre défi le plus pressant. Dans les nations émergentes, la formation aux arts et métiers est le socle de la prospérité. Elle est le moteur de l’industrie et la colonne vertébrale des services », a-t-il souligné.

Même tonalité du côté du ministre de l’Enseignement technique et de la Formation professionnelle, Alpha Bacar Barry, qui insiste sur la nécessité de rompre avec un modèle éducatif longtemps centré sur les filières générales. L’objectif affiché est de rendre les formations techniques plus attractives et en adéquation avec les besoins du marché de l’emploi.
Chaque établissement disposera d’une capacité d’accueil de 400 apprenants, un levier important pour élargir l’accès à une formation qualifiante.

Dans son intervention, le Premier ministre a replacé ces infrastructures dans une vision globale de développement :
« La construction de ces deux écoles couronnera le processus de mise en place des écoles régionales sur l’ensemble du territoire national. Ce n’est plus une promesse, mais l’aboutissement d’un processus engagé depuis plusieurs années. Désormais, une nouvelle phase s’ouvre pour redynamiser ces établissements, notamment avec l’implication des Guinéens de l’étranger. »

Sur le plan technique, le coordinateur du projet ERAM, Sékouba Mara, a détaillé les contours d’un programme estimé à 27 millions d’euros. À Kindia, l’école sera spécialisée dans les métiers du bâtiment et des travaux publics sur un site d’environ 7 hectares. À Mamou, l’établissement, orienté vers les métiers agricoles et artisanaux, couvrira 11 hectares.

Les deux infrastructures seront dotées d’équipements modernes, incluant blocs administratifs et pédagogiques, ateliers, amphithéâtre, médiathèque avec centre multimédia, restaurant, logements pour encadreurs et divers espaces dédiés à l’apprentissage et à la vie scolaire.
Au-delà des infrastructures, le défi sera désormais d’assurer la qualité des formations et leur adéquation avec les réalités économiques.
Car de la réussite des ERAM dépendra en grande partie la capacité de la Guinée à transformer sa jeunesse en une main-d’œuvre qualifiée, apte à soutenir durablement son développement.

Kindia/ Toupsi pour le www.Gbaikandjamana.org



