Alors qu’un sit-in des travailleurs de l’administration parlementaire du Conseil national de la transition (CNT) était annoncé pour ce mercredi 22 avril 2026, des signaux d’apaisement émergent progressivement entre les différentes parties.
Réuni ce matin avec ses membres pour faire le point, le bureau syndical a indiqué avoir été convié, la veille au soir, à une rencontre d’urgence avec les autorités, dans une tentative de décrispation.

À l’issue des échanges, une copie du statut particulier signé le 3 avril 2026 leur a été remise, une avancée jugée importante mais encore insuffisante.
« Le statut particulier est un document fondamental. Mais les véritables enjeux résident dans les arrêtés d’application qui doivent préciser les avantages professionnels », a expliqué Ismaël Gassim Kalissa. Il évoque notamment des préoccupations persistantes liées au plan de carrière, à la reconnaissance de l’ancienneté et à l’accès à une assurance maladie, autant de revendications portées depuis plusieurs décennies.
Un mémorandum d’entente a bien été élaboré, mais sa signature a été reportée. Selon le syndicat, les représentants présents n’étaient pas habilités à engager officiellement leurs institutions, nécessitant ainsi un retour à la base pour validation.
Autre point de crispation : la situation des cotisations à la Caisse nationale de sécurité sociale (CNSS). D’après les syndicalistes, l’administration parlementaire accuserait des arriérés depuis mars 2021, une situation qui alimente les tensions.
Par ailleurs, le dossier FIGAS, relatif aux primes de sessions des travailleurs, reste un sujet de discorde. Les autorités du CNT s’en désolidarisent, mais le bureau syndical entend porter l’affaire devant la Cour de répression des infractions économiques et financières (CRIEF). « Un collectif d’avocats est déjà constitué pour défendre les intérêts des travailleurs », a précisé M. Kalissa.
Malgré les mesures prises par les autorités, notamment l’envoi du personnel en congé parlementaire, perçu comme une tentative de démobilisation, le syndicat se félicite de la forte mobilisation enregistrée.
Entre avancées juridiques et blocages persistants, le dialogue social au CNT reste fragile. Si des compromis se dessinent, l’issue dépendra désormais de la capacité des acteurs à traduire les engagements en actes concrets, sous la pression d’une base déterminée à faire valoir ses droits.

le Gbaikandjamana.org
La Rédaction




