Après notre précédente publication qui révélait la transformation inquiétante de l’école primaire Général Lansana Conté de Léro en gare routière informelle, la situation a connu une évolution notable.

Ce qui était alors un espace envahi par les véhicules, les motos et des activités étrangères à l’éducation présente aujourd’hui un visage radicalement différent.

À la suite de cette alerte, les autorités éducatives ont réagi. Une mission de la Direction préfectorale de l’Éducation de Siguiri, sous l’impulsion du ministère de l’Éducation nationale, a permis de rétablir l’ordre dans l’enceinte de l’établissement.

Les engins ont été évacués, mettant fin à une occupation anarchique qui exposait élèves et encadreurs à des risques permanents.
L’image actuelle de l’école en dit long sur ce changement. La cour, autrefois saturée de mouvements et de nuisances, apparaît désormais dégagée, vaste et calme.

Aucun véhicule en stationnement, aucune activité commerciale visible : l’espace scolaire reprend progressivement sa vocation pédagogique.

Ce retour au calme offre aux élèves un cadre plus sécurisé et favorable à l’apprentissage.
Ce redressement, bien que salutaire, reste fragile. L’absence de clôture demeure une faille structurelle qui pourrait, à terme, rouvrir la voie aux mêmes dérives si des mesures durables ne sont pas envisagées.

En attendant, à Léro, enseignants et élèves savourent un répit longtemps espéré. L’école respire à nouveau — preuve qu’une alerte médiatique suivie d’une action administrative peut produire des résultats concrets sur le terrain.

Siguiri/ Alseny Philip Denkè Condé pour le www.Gbaikandjamana.org



