À Kissidougou, le stade préfectoral Jean Djibril Lenaud, censé incarner la vitalité sportive de la jeunesse, renvoie aujourd’hui une image préoccupante.

L’espace, autrefois dédié aux compétitions et aux rassemblements populaires, est progressivement envahi par des déchets ménagers, transformant le cadre sportif en un environnement insalubre et dégradé.

Sur le terrain, la pelouse a pratiquement disparu sous l’accumulation d’ordures. Les activités sportives, jadis régulières, se font désormais rares. À la place des entraînements et des matchs, ce sont des amas de détritus qui occupent l’espace, avec des conséquences visibles sur l’hygiène et la salubrité des lieux.

Dans les gradins, l’ambiance a radicalement changé. Le bruit des supporters a laissé place à un silence pesant, seulement rompu par la présence d’insectes attirés par les déchets. Plusieurs habitués du stade évoquent une situation devenue décourageante pour les jeunes sportifs, qui se retrouvent privés d’un espace essentiel à leur épanouissement.

« Le stade ne répond plus à sa mission première », confie un riverain. Pour lui comme pour d’autres, cette dégradation progressive traduit un manque d’entretien et de suivi des infrastructures publiques locales.

Au-delà de l’aspect sportif, la situation soulève également des préoccupations sanitaires. Un site censé promouvoir la santé physique est devenu, paradoxalement, un point de concentration de nuisances et de risques pour les populations environnantes.

Face à ce constat, de nombreux citoyens appellent à une réaction rapide des autorités locales et des services compétents.
La réhabilitation du stade apparaît comme une nécessité urgente, tant pour redonner un cadre adéquat à la jeunesse que pour restaurer l’image de la ville.

Dans l’attente d’actions concrètes, le stade préfectoral de Kissidougou reste le symbole d’un potentiel inexploité, où le sport peine à reprendre ses droits face à l’insalubrité.

De Kissidougou Alseny Philip Denkè Condé/ Mohamed Diané pour le www.Gbaikandjamana.org




