À quelques jours de la fête de Tabaski, la préfecture de Siguiri est plongée dans l’émotion et l’inquiétude après une série d’accidents de la circulation ayant causé la mort de cinq personnes entre le 16 et le 23 mai 2026.

Face à cette situation jugée alarmante, le médecin légiste et chef du service des urgences de l’hôpital préfectoral de Siguiri, Dr Abdoulaye Bachir Condé “ABC”, est sorti de son silence pour lancer un appel pressant à la population.
Selon lui, plusieurs accidents graves ont été enregistrés sur différents axes routiers de la préfecture durant cette période marquée par les préparatifs de la fête.

Le premier drame s’est produit sur la route de Bamako, où plusieurs commerçantes hebdomadaires ont été victimes d’un accident mortel. Deux jeunes filles y ont perdu la vie.
Toujours sur le même axe, un autre accident a coûté la vie à un mécanicien connu sous le nom de Djogo ainsi qu’à Amadou Diallo.

Le troisième cas signalé concerne un accident survenu sur la route du district de Danka, relevant de la commune urbaine de Siguiri. Selon les informations rapportées, une camion-benne a quitté la chaussée avant de percuter violemment une femme installée devant son conteneur de commerce avec son enfant.
L’enfant a succombé sur place, tandis que la mère, grièvement blessée, a été évacuée d’urgence pour des soins intensifs.
Sur la route de Bouré également, deux autres décès ont profondément marqué les habitants. Parmi les victimes figure Moussa Traoré, un élève, ainsi que Djènè Doumbouya, mère de trois enfants, dont la disparition a provoqué une vive émotion à travers la ville.
Très préoccupé par la recrudescence des accidents, Dr Abdoulaye Bachir Condé pointe du doigt le comportement de certains usagers de la route.
« Nous sommes à la veille de la Tabaski. Malgré tous les dispositifs de sécurité et de secours mis en place, beaucoup de personnes continuent d’adopter des comportements dangereux. Les forces de défense et de sécurité travaillent énormément à Siguiri, qui reste aujourd’hui l’une des villes les plus sécurisées de Guinée. Mais la mauvaise éducation routière pousse certains à faire n’importe quoi », a-t-il déclaré.
Le responsable médical invite les conducteurs de motos, d’engins roulants et les usagers à plus de prudence, au respect du code de la route et à éviter les excès de vitesse, surtout en cette période de forte mobilité.
Alors que les familles se préparent à célébrer la Tabaski dans la joie et le partage, cette vague d’accidents rappelle avec brutalité que quelques secondes d’imprudence peuvent briser plusieurs vies.
À Siguiri, l’heure n’est plus seulement à la fête, mais aussi à la responsabilité collective sur les routes.

Siguiri/ Alseny Philip Denkè Condé pour le www.Gbaikandjamana.org
Tel:623-18-39-60




