Les examens de sortie de l’enseignement technique et de la formation professionnelle ont officiellement démarré ce lundi 15 juin 2026 dans la région administrative de N’Zérékoré.
À l’École Normale d’Instituteurs (ÉNI), autorités administratives et responsables du système éducatif ont donné le coup d’envoi d’une session décisive pour des milliers de candidats appelés à intégrer prochainement le marché de l’emploi.

Dans une atmosphère mêlant concentration et espoir, le lancement officiel a été présidé par le chef de cabinet du gouvernorat de N’Zérékoré, Étienne Sandouno, représentant le gouverneur de région.
Devant les candidats, il a insisté sur les garanties de transparence entourant l’organisation des épreuves.« Les sujets sont arrivés sécurisés », a-t-il déclaré avant d’inviter une candidate à procéder à l’ouverture de l’enveloppe scellée contenant la première épreuve de français.

Selon Alassane Djami Diallo, inspecteur régional de l’enseignement technique, de la formation professionnelle et de l’emploi, toutes les dispositions ont été prises pour assurer le bon déroulement des examens dans la région.
« Les salles ont été préparées, les superviseurs sont déployés et les fournitures mises à disposition. Tous les préparatifs ont été réalisés en amont », a-t-il assuré.

Cette année, la région de N’Zérékoré présente 2 531 candidats, dont 1 385 filles et femmes, répartis dans neuf centres d’examen. Les évaluations se dérouleront du 15 au 27 juin selon une organisation en deux phases : les épreuves théoriques d’abord, suivies des travaux pratiques à partir de la semaine prochaine.

Face aux candidats, le message des autorités est resté ferme : la fraude ne sera tolérée sous aucune forme. « La tolérance zéro reste de mise », a rappelé l’inspecteur régional.
Du côté des candidats, la confiance semble au rendez-vous. Élève en troisième année à l’École Sainte-Marie, Janette Koïvogui affirme aborder les examens avec sérénité.
« Je suis bien préparée et je prie Dieu de nous aider à réussir. J’encourage mes camarades à respecter les consignes et à laisser les téléphones à la maison pour compter uniquement sur ce qu’ils ont appris », a-t-elle déclaré.

Au-delà d’un simple examen, cette session représente un véritable test de compétence pour des centaines de futurs enseignants, techniciens et professionnels. Pendant près de deux semaines, ils devront démontrer qu’ils possèdent les connaissances et le savoir-faire nécessaires pour franchir la dernière étape de leur formation.

À N’Zérékoré, le défi est désormais lancé : transformer plusieurs années d’apprentissage en diplôme et ouvrir la voie à l’insertion professionnelle.
Moussa Moïse Camarawww.gbaikandjamana.org




