À Kissidougou, les autorités veulent mettre un terme à des années de laisser-aller dans l’un des maillons les plus sensibles de la chaîne alimentaire.
Lors d’une visite inopinée à l’abattoir communal de Sogbè, le préfet, le Contrôleur général Mamadou Lamine Goubi Sow, accompagné de la mairesse Marie Louise Kona Sidibé et des représentants des forces de défense et de sécurité, a découvert une infrastructure dans un état de dégradation jugé alarmant.

Le tableau dressé sur place est préoccupant : bâtiments fissurés, toitures détériorées, canalisations obstruées, mauvaises odeurs persistantes, prolifération de mouches et conditions d’abattage exposant aussi bien les professionnels que les consommateurs à des risques sanitaires majeurs.

Pour les autorités, cette situation dépasse la simple question de l’entretien des lieux et touche directement à la santé publique, à la sécurité alimentaire et à la protection des populations.
Face à ce constat, le préfet n’a pas caché sa fermeté. Il a accordé un ultimatum d’un mois pour la réhabilitation complète de l’abattoir, la remise aux normes des installations, la réorganisation des opérations d’abattage, la formation des acteurs de la filière et le renforcement du contrôle sanitaire. Il a prévenu qu’à l’expiration de ce délai, toute activité ne respectant pas les normes en vigueur sera suspendue.
De son côté, la mairesse Marie Louise Kona Sidibé a assuré que la commune mobilisera les moyens techniques et logistiques nécessaires afin d’accompagner cette réforme. Elle a également annoncé une campagne de sensibilisation destinée aux bouchers et aux consommateurs, rappelant que la qualité de la viande se construit dès les premières étapes de son traitement.

Cette visite marque ainsi le début d’une nouvelle phase pour l’abattoir communal de Kissidougou. Au-delà de la réhabilitation des infrastructures, les autorités entendent restaurer les normes d’hygiène, renforcer la sécurité alimentaire et réaffirmer la responsabilité de l’État dans la protection de la santé des citoyens.

Par Mohamed Gbarandôh Touré, Correspondant à Kissidougou pour Gbaikandjamana.org




