À Kankan, les démarches de transfert scolaire deviennent un véritable parcours du combattant pour plusieurs familles. Depuis l’ouverture de la plateforme dédiée, le 5 octobre 2026, les demandes se multiplient à la Direction préfectorale de l’éducation (DPE). Entre délais d’attente et difficultés à récupérer les dossiers scolaires, des parents craignent que leurs enfants accusent un retard dans la reprise des cours.

La situation s’explique notamment par le démarrage tardif de la plateforme de transfert interurbain, dont l’ouverture était attendue par de nombreuses familles souhaitant inscrire leurs enfants dans de nouveaux établissements. Le retard dans le traitement des dossiers suscite des inquiétudes, particulièrement chez les parents dont les enfants doivent poursuivre leur scolarité loin de leur ancien lieu d’études.
Interrogé le lundi 12 octobre 2026, le directeur préfectoral de l’éducation de Kankan, Souleymane Daffé, attribue ces difficultés au calendrier des opérations liées aux examens scolaires.
Selon lui, les services concernés devaient d’abord finaliser la saisie des résultats des classes intermédiaires dans leur base de données avant de rendre accessible la plateforme consacrée aux transferts.
Cette ouverture tardive a provoqué un afflux de demandeurs au niveau de la DPE. Le responsable assure toutefois que des dispositions sont en cours pour accélérer le traitement des requêtes et réduire les délais d’attente.
Sur place, plusieurs parents témoignent des difficultés rencontrées. Pascal Kha Mamy, venu solliciter le transfert de sa fille depuis la région forestière vers Kankan, explique avoir attendu deux semaines avant de pouvoir récupérer les documents nécessaires à la poursuite de sa scolarité.
Pour lui, ces lenteurs ne se limitent pas aux formalités administratives. Elles peuvent également compromettre le démarrage des cours, certains établissements exigeant les dossiers scolaires avant d’accepter les nouveaux élèves.
Il indique avoir finalement obtenu les documents de sa fille le lundi 12 octobre, après plusieurs jours d’attente.
La situation reste cependant préoccupante pour d’autres familles. Moustapha Diané, qui s’est déplacé pour retirer le dossier de son jeune frère, affirme ne pas avoir encore obtenu satisfaction. Il dit avoir été invité à revenir ultérieurement, sans connaître précisément le délai nécessaire à la finalisation de sa demande.
Face à ces difficultés, la Direction préfectorale de l’éducation invite les parents à identifier clairement les établissements dans lesquels ils souhaitent inscrire leurs enfants. Souleymane Daffé leur recommande également de prendre contact avec les responsables des établissements d’accueil afin d’envisager une admission provisoire, dans l’attente de la régularisation des dossiers.
Le responsable éducatif estime que cette démarche pourrait permettre aux élèves concernés de commencer les cours sans attendre l’aboutissement de toutes les formalités administratives.
Pour éviter que de telles difficultés ne se reproduisent, le directeur préfectoral plaide par ailleurs pour une meilleure anticipation des opérations scolaires. Il souhaite que la gestion des résultats des classes intermédiaires soit achevée suffisamment tôt afin que la plateforme de transfert interurbain puisse être accessible une à deux semaines avant le début des démarches.
En attendant, les familles concernées espèrent une accélération du traitement des demandes. À Kankan, la priorité reste de permettre aux élèves de rejoindre rapidement leurs nouveaux établissements et de limiter les conséquences de ces retards sur leur parcours scolaire.

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