C’est un véritable cri du cœur que lancent les citoyens des quartiers Négueya et Kénendé, dans la commune urbaine de Dubréka.

En cause : l’état de dégradation avancée du pont qui relie ces deux localités sur la nationale N3, un axe vital reliant Fria, Kamsar, Boké et Conakry.
Déjà dans un précédent article, nous avions alerté sur les signes inquiétants d’effondrement que présente cette infrastructure.

Ce vendredi 25 juillet, un de nos reporters s’est rendu sur place pour constater de visu le danger que vivent quotidiennement les habitants.

Rencontrée sur le pont, Bountouraby Camara témoigne, visiblement inquiète :
« Nous sommes très inquiets. À chaque passage, on court de peur d’être renversé par une moto ou une voiture. Si ce pont cède, ce sera une catastrophe, car tous les camions empruntent cette route. On a déjà eu du mal à transporter le corps de mon père décédé récemment, car il n’y a pas d’autre route. Le pont est troué en dessous, et normalement, dès les premiers signes, des travaux auraient dû être engagés. Nous demandons au président Doumbouya de venir voir lui-même cette situation. »

Même son de cloche chez Mabinty Soumaré, qui dénonce une souffrance collective :
« Ce pont nous fatigue. Il n’y a qu’une seule voie pour entrer et sortir. Nos maris souffrent en allant au travail, et le jour où ce pont cédera, ce sera le chaos. Même les femmes enceintes ont du mal à le traverser à cause des secousses. »

Quant à Mamadama Sylla, elle alerte sur le danger imminent :
« Même les personnes valides ont du mal à traverser, alors imaginez les femmes enceintes ou les personnes âgées. Les signes sont là depuis plusieurs semaines, mais aucune réaction des autorités. Nous lançons un appel pressant avant qu’un drame ne survienne. »
Alors que les fissures s’élargissent et que l’angoisse monte, les regards se tournent désormais vers les autorités compétentes. Agir maintenant, c’est prévenir une tragédie annoncée.
Ahmadou Djogo pour le www.Gbaikandjamana.org



