Comme annoncé dans le précédent article, le programme de lotissement dans la sous-préfecture de Batè-Nafadji, devient une réalité, soit après 31 ans.
D’après nos investigations, c’est en 1994 que ce programme ambitieux a été initié par les fils ressortissants et résidents, pouvant permettre à la localité, d’être une référence en matière de l’urbanisation moderne. Cependant, des raisons sociales, économiques et environnementales se sont imposées de gauche à droite, empêchant le projet.
Aujourd’hui, les consciences se sont réveillées et les autorités locales en aient profité pour déclencher ce processus de développement local, suite à l’arrivée du projet de l’interconnexion dans la sous-préfecture.
Quelles sont les sources de financement de ce programme de lotissement ? Rencontré, le vice-président de la délégation spéciale, M. Djamon KABA a accordé un entretient exclusif à notre rédaction.
Par ce responsable de la municipalité « Ce sont les citoyens qui ont cotisé à hauteur de 2000 GNF par personne. Cela veut dire que c’est tout Batè-Nafadji qui a souhaité que ce programme soit une réalité. En outre, l’association des ressortissants de filles et fils de la localité, appelée ADBN, a joué un rôle primordial du côté financier. Pas question d’indemnisation au cas où, ce sont les citoyens eux même qui ont contribué dans le cadre de la mise en œuvre du projet » a-t-il fait savoir.

D’après nos enquêtes, certains citoyens cependant, s’opposent la mise en œuvre du programme en cette période de grandes pluies, tel que précise ce père de famille, qui se pose la question « Où je vais aller avec ma famille si ma seule et unique maison est détruite en cette période hivernale ? » s’est demandé, sous anonymat.
Contrairement à la déclaration des responsables locales qui affirment que « Tous les citoyens sont d’avis que les maisons soient détruites tout de suite et maintenant là, s’il s’agit du développement de la localité, ce qui nous réconforte d’avantage. Partout où je suis passé, les gens disent d’accélérer » a affirmé Djamon KABA.
Dans ce premier numéro de notre enquête, tout porte à croire que les techniciens en charge de ce processus de lotissement auraient fait recours à un programme de lotissement moderne, dont, chaque 60 mètres, il faut obligatoirement un carrefour, une situation qui préoccupe les citoyens, car, certains estiment que cette mesure ne devrait pas être appliquée partout, surtout, au centre ville.
Nous reviendrons pour un autre article d’enquête sur ce programme de lotissement à Batè-Nafadji, sur l’aspect financier. Combien de francs guinéens mobilisés ? À quand les poteaux électriques de l’intercontinental seront visibles. Faut-il mettre les charrues devant les bœufs ?
Affaire à suivre.
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