Autrefois considéré comme un espace vital pour les populations locales, le fleuve Samayabhé, situé à Sangarédi, dans la préfecture de Boké, est aujourd’hui gravement menacé par l’accumulation des ordures ménagères.

Selon plusieurs habitants, ce cours d’eau, qui servait jadis à de nombreuses activités quotidiennes, est en train de perdre totalement sa valeur d’antan.
Entre inquiétude, colère et indignation, les citoyens dénoncent ce qu’ils qualifient d’abandon et de manque de considération des autorités locales face à la dégradation progressive de cet environnement naturel.

Autrefois, le fleuve Samayabhé était utilisé pour le lavage des habits ainsi que pour diverses activités domestiques essentielles à la vie des riverains. Mais aujourd’hui, le constat est alarmant : ce lieu autrefois utile et respecté est devenu un véritable dépotoir à ciel ouvert.
En plus des ordures déversées quotidiennement, le fleuve sert désormais d’espace de lavage de motos et de véhicules, aggravant davantage sa pollution et mettant en péril son équilibre écologique.

Face à cette situation préoccupante, les populations de Sangarédi appellent à une intervention urgente des autorités compétentes afin de sauver ce patrimoine naturel, autrefois indispensable à la communauté, avant qu’il ne disparaisse complètement sous le poids de l’insalubrité et de l’indifférence.

Le fleuve Samayabhé, symbole de vie pour des générations entières, ne mérite pas de finir enseveli sous les déchets. Le silence aujourd’hui pourrait coûter très cher demain.

Mamoudou Kagnèka Bah, de retour à Boké pour le www.Gbaikandjamana.org



