Boké : cinq lycéennes exclues après des vidéos polémiques, l’Éducation sévit et lance un signal fort.
La Direction préfectorale de l’Éducation de Boké a pris une décision particulièrement ferme à la suite de la circulation, sur les réseaux sociaux, de vidéos jugées contraires aux règles de conduite scolaire.
Dans un communiqué rendu public ce dimanche 16 février 2026, l’administration annonce des sanctions disciplinaires lourdes visant des élèves issues des lycées N’Dama et Mohamed VI.

D’après les responsables éducatifs, les images incriminées, tournées dans une concession familiale située à la cité CBG, montreraient des scènes considérées comme incompatibles avec les valeurs morales, la discipline attendue des apprenants et l’image de l’école guinéenne.
Les investigations menées par les services compétents, notamment les auditions, ont permis d’établir la responsabilité directe des élèves concernées.
Face à ce que l’administration qualifie de manquement grave au règlement intérieur et au code de bonne conduite, plusieurs mesures ont été immédiatement adoptées :
- Exclusion temporaire nationale : cinq élèves sont interdites de fréquentation dans tous les établissements scolaires du pays du 16 février au 3 juillet 2026.
- Retour conditionnel : toute éventuelle réintégration sera soumise à un engagement écrit signé par les deux parents ou tuteurs légaux.
- Mesure administrative interne : l’équipe d’encadrement du lycée N’Dama est remplacée sans délai.
- Disposition préventive à l’échelle nationale : une campagne obligatoire de lecture, d’explication et de sensibilisation aux règlements intérieurs sera organisée dans les écoles guinéennes du 17 février au 17 mars 2026.
Élèves concernées par la sanction d’exclusion :
- M’Mah Sylla (11ᵉ année Littéraire, Lycée N’Dama)
- Mariama Cire Sylla (11ᵉ année Scientifique, Lycée N’Dama)
- Djalikatou Sow (11ᵉ année Scientifique, Lycée N’Dama)
- Mariama Soumah (11ᵉ année Scientifique, Lycée N’Dama)
- Housseynatou Diallo (10ᵉ année, Lycée Mohamed VI)
Dans sa communication officielle, le Directeur préfectoral de l’Éducation, Ibrahima Fofana, souligne que l’objectif de ces sanctions dépasse la simple punition. Il s’agit, selon lui, d’un rappel à la responsabilité individuelle et collective, afin de préserver les repères éducatifs et sociaux au sein du système scolaire.
Au-delà du cas de ces élèves, cette affaire relance le débat sur l’influence des réseaux sociaux sur le comportement des jeunes et pose une question de fond : jusqu’où l’école peut-elle — et doit-elle — intervenir pour encadrer la vie privée lorsqu’elle affecte l’image de l’institution ?
Ci-joint la note.



Alseny Philip Denkè Condé pour le www.Gbaikandjamana.org




