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À moins d’un an de l’installation d’une société minière chinoise à Kakissa, localité située à quelques kilomètres de la ville de Boké, les planteurs tirent la sonnette d’alarme.

Ils dénoncent une destruction progressive et massive de leurs plantations, causée par l’intense circulation des camions sur les routes minières.
Les plantations riveraines de ces axes sont désormais recouvertes d’une épaisse couche de poussière, soulevée quotidiennement par les engins lourds. Cette situation affecte gravement la productivité agricole et plonge de nombreux cultivateurs dans le désarroi.

Depuis le démarrage des activités minières, les champs paient un lourd tribut. Les feuilles des arbres fruitiers sont constamment couvertes de poussière, empêchant la photosynthèse et compromettant le développement des fleurs et des fruits.

Rencontré sur place, Souaibou Bah, planteur à Kakissa, exprime sa profonde déception :
« Nous avons travaillé pendant des années pour entretenir ces plantations, mais aujourd’hui nos efforts sont réduits à l’échec. Nos plantations ne sont plus rentables. La poussière qui se dépose sur les feuilles empêche les fleurs de se développer », déplore-t-il.
Face à cette situation jugée alarmante, les planteurs réclament un dédommagement équitable afin de pouvoir libérer ces espaces devenus impropres à l’agriculture et se relocaliser loin des routes minières.
Ce cri de cœur des agriculteurs de Kakissa interpelle les autorités locales et les responsables de la société minière. Sans mesures urgentes d’atténuation ou de compensation, l’exploitation minière risque de laisser derrière elle des terres stériles et des familles privées de leur principal moyen de subsistance.

Boké: Mamadou Bah pour le www.Gbaikandjamana.org



