Un camion de marque Howo, transportant du sable, s’est renversé dans la nuit de ce mardi aux environs de 2 heures du matin, à Boubouya, alors qu’il provenait de Kolaboui.
Le drame s’est produit au niveau de la petite montagne de Boubouya, un tronçon tristement réputé pour la récurrence des accidents de la circulation.

Selon plusieurs témoignages recueillis sur place, ces accidents sont souvent liés à la surcharge des camions, à la difficulté du trajet et au mauvais état mécanique des engins.
L’accident a causé d’importants dégâts matériels, avec un impact économique considérable.
Pour les chauffeurs particuliers chargés de livrer le sable aux clients engagés dans la construction de leurs maisons, des mois d’efforts peuvent être réduits à néant en quelques secondes.
Ces drames entraînent également des arrêts temporaires de travail, plongeant certains employés dans le chômage, tout en imposant de lourdes charges de réparation aux propriétaires des camions.
Rencontrée sur les lieux et visiblement très préoccupée, une dame ayant requis l’anonymat témoigne :
« Les camions se renversent très souvent ici. Vous avez constaté vous-même : le camion s’est renversé à quelques centimètres de notre maison. Nous dormions profondément vers 2 heures du matin quand le bruit de l’accident nous a réveillés en panique. Nous sommes sortis en courant. »
Fort heureusement, aucune perte en vie humaine n’est à déplorer. Le chauffeur s’en est sorti avec de légères blessures, tandis que son compagnon a subi un choc plus violent.

Les deux victimes ont été transportées d’urgence à l’hôpital, avant de revenir dans l’après-midi sur les lieux afin de constater l’état du camion.
Pour l’heure, encore sous le choc, le camion accidenté et sa cargaison de sable restent abandonnés sur les lieux, sans aucune mesure de sécurité. Le site demeure exposé à ciel ouvert, représentant un danger potentiel pour les riverains et les usagers de la route.
Cet énième accident relance le débat sur l’urgence de renforcer la sécurité routière, le contrôle des charges et l’état des véhicules sur cet axe très fréquenté, afin d’éviter que Boubouya ne continue de porter le lourd fardeau des drames routiers évitables.

Boké/ Mamadou Bah pour le www.Gbaikandjamana.org




