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Le Burkina Faso a franchi un nouveau cap législatif. Lundi 1er septembre, l’Assemblée législative de transition (ALT) a adopté à l’unanimité une loi criminalisant les relations homosexuelles, avec des peines pouvant aller jusqu’à cinq ans d’emprisonnement.
Jusqu’à présent, aucune disposition spécifique ne visait directement les personnes homosexuelles dans le pays, même si ces dernières vivaient déjà discrètement dans un contexte social conservateur, à l’image de nombreux autres pays africains.
Désormais, la nouvelle loi, intégrée à une réforme plus large du Code des personnes et de la famille, prévoit « une peine d’emprisonnement allant de deux à cinq ans ainsi qu’une amende », a annoncé le ministre de la Justice, Edasso Rodrigue Bayala. Pour les étrangers, la sanction sera l’expulsion du territoire.
Ce texte a été approuvé sans opposition par les 71 membres de l’Assemblée, tous désignés dans le cadre de la transition politique conduite par le capitaine Ibrahim Traoré, au pouvoir depuis 2022.

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L’adoption de cette loi place le Burkina Faso parmi la trentaine de pays africains qui pénalisent désormais l’homosexualité, une orientation législative qui suscite de vifs débats sur la scène internationale, entre respect des valeurs locales et défense des droits humains universels.
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