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Après une courte pause imposée par la décision du ministère de l’Administration du territoire et de la Décentralisation, l’Union des Forces Républicaines (UFR) a repris, ce samedi 18 octobre 2025, ses assemblées générales hebdomadaires.
La rencontre, tenue au siège du parti à Matam Lido, a rassemblé de nombreux responsables et militants autour de sujets d’actualité politique et sociale.
Parmi les points saillants des échanges figuraient la fixation de la caution de participation et le plafonnement du budget des prochaines élections.

Sur ces questions, le secrétaire national de la jeunesse de l’UFR, Mouctar Kalissa, n’a pas caché son indignation.
« D’abord, la caution par candidat est fixée à 875 millions. Imaginez le contexte actuel, une période de galère et de misère pour la majorité des Guinéens. Est-ce que les candidats sont réellement en mesure de payer une telle somme ? », s’interroge-t-il.

Concernant le plafonnement du budget de campagne à 35 milliards GNF, Kalissa s’étonne :
« On va prendre cet argent où ? On comprend bien la logique : la candidature indépendante devient un moyen d’ouverture à des financements d’origine douteuse. Peut-être des narcos, des réseaux criminels… Ceux qui ont de l’argent facile pour acheter la conscience des citoyens. »
Le responsable de l’UFR s’oppose fermement à la promotion des candidatures indépendantes, qu’il juge contraires à la consolidation démocratique.
« Si on privilégie les candidatures indépendantes, quel sera le rôle des partis politiques ? La démocratie, la transition, tout cela repose sur les partis. Ces montants sont exorbitants, colossaux. Ils doivent être revus. »
Et de conclure, dans un ton critique :
« Ce sont des amateurs qui prennent des décisions sans consulter les acteurs expérimentés. Dès le départ, nous avions demandé un dialogue inclusif pour que les partis politiques apportent leur expertise. Mais ils n’ont pas écouté, trop pris par la précipitation. Aujourd’hui, voilà les dérives que nous subissons. »
Entre inquiétude et dénonciation, l’UFR tire la sonnette d’alarme sur des décisions jugées déconnectées des réalités du pays — un appel pressant à la révision du processus électoral pour préserver la crédibilité du futur scrutin.

Kamarakè




