Alors que les autorités guinéennes peinent encore à endiguer les ravages de la drogue « Kush », une nouvelle substance psychoactive, surnommée « Crack », vient d’être découverte dans la capitale. Ce nouveau fléau inquiète déjà les services spécialisés dans la lutte contre le trafic de stupéfiants.

Dans la nuit du 30 juillet 2025, aux alentours de 22 heures, deux individus, Amadou Baïdi Chérif et Amadou Kamara, ont été interpellés par les Services spéciaux chargés de la lutte contre la drogue et le crime organisé, dans le secteur Payotte, quartier Camaïenne, alors qu’ils se trouvaient en position isolée.

Selon Foromo Soropogui, commissaire principal et chef de division à la Direction centrale de lutte contre le crime organisé :
« À l’issue de la fouille, des doses de cocaïne et de crack ont été retrouvées en leur possession. Une perquisition a ensuite permis la saisie de 32 boules de crack et 9 boules de cocaïne, pour un poids total de 38 grammes, dans une chambre où les suspects cachaient leur marchandise. »

Lors de l’interrogatoire, Amadou Baïdi Chérif a reconnu sans détour les faits de détention et de vente des drogues saisies. Son complice présumé, Amadou Kamara, aurait quant à lui joué le rôle d’intermédiaire entre les dealers et les consommateurs.
Alors que les services de sécurité poursuivent leurs investigations, cette affaire soulève des inquiétudes quant à la diversification des drogues circulant à Conakry et l’ampleur que prend leur consommation dans certains milieux jeunes.
La guerre contre les stupéfiants prend une nouvelle tournure. Et désormais, le « crack » vient s’ajouter à la longue liste de menaces pour la jeunesse guinéenne.
Ahmadou Djogo, pour le www.Gbaikandjamana.org



