L’artiste guinéen MC Freshh a lancé un cri du cœur poignant à l’endroit du Bureau Guinéen du Droit d’Auteur (BGDA), des mélomanes et de l’ensemble des acteurs culturels du pays. Dans une déclaration publiée sur les réseaux sociaux, il exprime sa profonde frustration face à ce qu’il considère comme une injustice persistante dans la redistribution des droits d’auteur en Guinée.
« Six ans. Six longues années à croire que déclarer mes œuvres, respecter les règles et faire confiance à mon pays suffiraient à recevoir ce qui me revient de droit. Et pourtant… une seule fois j’ai été payé », déclare-t-il avec amertume.
MC Freshh, connu pour son engagement et son indépendance artistique, rappelle qu’il est producteur, manager et représentant de lui-même. Malgré un travail acharné et une présence constante sur les radios, télévisions et plateformes numériques, il affirme n’avoir perçu qu’une infime partie des revenus générés par ses œuvres.
« À chaque diffusion, à chaque applaudissement, mon droit légitime restait invisible. Ignoré. Nullement reconnu », poursuit-il.
L’artiste ne s’exprime pas seulement en son nom, mais au nom de tous les créateurs guinéens confrontés aux mêmes difficultés. Il interpelle directement le BGDA et son Directeur général pour demander un relevé complet et détaillé de ses droits d’auteur depuis son inscription .
« Ce n’est pas une exigence capricieuse, ni un conflit. C’est une question de respect, de justice et de dignité pour chaque créateur guinéen. »
MC Freshh rappelle que la musique est « la voix de notre culture, la force de notre identité » et exhorte les artistes à s’unir pour exiger la transparence et la valorisation de leur travail.
Il invite les mélomanes et le grand public à relayer son message pour que « la vérité éclate et que justice soit faite ».
La publication se termine par un ton fort et accusateur .
« Vous êtes méchants », écrit-il, exprimant ainsi le ras-le-bol d’une génération d’artistes souvent laissés pour compte.
Ce message de MC Freshh remet une fois de plus sur la table le débat sur la gestion des droits d’auteur en Guinée, un sujet qui suscite régulièrement des polémiques au sein du milieu artistique. Beaucoup d’artistes dénoncent un manque de transparence, de communication et de redistribution équitable des revenus issus de leurs créations.

L’appel de MC Freshh pourrait bien raviver la mobilisation pour une réforme en profondeur du système et une meilleure reconnaissance du travail des créateurs guinéens.
𝐒𝐨𝐮𝐥𝐞𝐲𝐦𝐚𝐧𝐞 𝐓𝐚𝐭𝐚 𝐁𝐚𝐧𝐠𝐨𝐮𝐫𝐚 pour www.gbaikandjamana.org+224 621-519-282



