La disparition de Sidya Touré, ancien Premier ministre guinéen et président de l’Union des Forces Républicaines (UFR), survenue vendredi 25 septembre à Paris, suscite de nombreuses réactions dans la classe politique guinéenne. Parmi les hommages rendus à l’ancien chef du gouvernement figure celui d’un ancien compagnon de lutte, qui dit avoir appris sa disparition avec « une vive émotion et une immense tristesse ».
Dans son message de condoléances, l’ancien ministre rend hommage à un homme d’État qu’il décrit comme un technocrate « compétent et rigoureux », dont le passage à la Primature a, selon lui, contribué au rapprochement de la Guinée avec les institutions de Bretton Woods, à la poursuite des réformes économiques, ainsi qu’à la relance du secteur de l’électricité et de la croissance.
L’auteur du témoignage rappelle également avoir fait partie du gouvernement dirigé par Sidya Touré après les événements de février 1996, sous le régime du général Lansana Conté. Il évoque notamment plusieurs missions effectuées à ses côtés à l’étranger, notamment à Washington auprès du FMI et de la Banque mondiale, à Bruxelles dans le cadre de la coopération avec le FED, ainsi qu’à Paris pour promouvoir les investissements français en Guinée.
Au-delà de leur collaboration gouvernementale, les deux hommes partageaient également des convictions politiques communes. L’auteur du message souligne leur proximité idéologique autour des valeurs libérales et rappelle que leurs formations politiques respectives sont membres de l’Internationale libérale.
Il revient également sur leur alliance lors de l’élection présidentielle de 2010 et sur la création du Collectif des partis politiques, devenu par la suite l’Opposition Républicaine. Cette plateforme avait notamment pour objectif de réclamer l’organisation des élections législatives et communales dans les délais prévus.
Dans son hommage, l’ancien ministre évoque aussi les difficultés politiques traversées par les deux hommes, notamment des épisodes de harcèlement, de spoliation et de radiation du fichier électoral, ainsi que la dissolution de leurs formations politiques.
« Dieu a voulu ainsi que le destin nous réunisse encore, tous les deux, en exil à Abidjan, en Côte d’Ivoire », écrit-il, décrivant un parcours marqué par des épreuves communes.
Au-delà de la politique, le message prend une dimension profondément personnelle. L’auteur affirme perdre, avec Sidya Touré, « un ami, un compagnon de route et de lutte », avec lequel il partageait des convictions et « un attachement viscéral pour la Guinée ».
Il évoque également un rêve commun : celui de voir la Guinée devenir une économie prospère, fondée sur la démocratie, l’État de droit et une gouvernance qu’il qualifie de vertueuse.
En conclusion, l’ancien ministre adresse ses condoléances à la famille du défunt, à ses proches, ainsi qu’aux militants et sympathisants de l’UFR. Il associe également à cet hommage les peuples guinéen et ivoirien.
« Que son âme repose en paix », conclut-il.
www.gbaikandjamana.org
La Rédaction





