Comme annoncé récemment par les autorités policières, l’opération de déguerpissement a repris dans la capitale guinéenne, Conakry.
Dans plusieurs communes, les engins lourds sont à pied d’œuvre pour libérer les emprises et dégager les encombrants installés le long des principales artères.

Dans la commune de Sonfonia, cette opération a entraîné le démantèlement de nombreuses tables de vente et de conteneurs commerciaux, affectant directement des femmes exerçant des activités génératrices de revenus dans ces espaces.
Au micro de notre reporter, certaines d’entre elles disent s’aligner derrière la décision des autorités, tout en exprimant leurs inquiétudes face aux conséquences sociales de cette mesure.

M’mah Soumah, commerçante, explique :
« Certes, c’est difficile, mais aimer un président, c’est aussi accepter ses décisions. Nous restons donc derrière cette décision. Cependant, nous demandons aux autorités de nous venir en aide. Parmi nous, il y a des veuves et des femmes dont les maris sont sans emploi. Ce petit commerce est notre seul moyen pour subvenir aux besoins de nos familles. »

Même son de cloche chez Mamadama Keita, qui souligne les difficultés pratiques rencontrées :
« Nous éprouvons beaucoup de difficultés à trouver des endroits où nous installer. Mais cela ne veut pas dire que nous sommes opposées à la décision », a-t-elle déclaré brièvement.
Si l’opération de déguerpissement vise à assainir la capitale et à améliorer la circulation, ces témoignages mettent en lumière la nécessité d’un accompagnement social en faveur des personnes vulnérables affectées par cette mesure.

Ahmadou Djogo
Pour Gbaikandjamana.org



