À Mandiana, la désignation des futurs députés fait monter la tension au sein de la population. Réunis ce jour, les sages, les femmes et les jeunes de la préfecture ont affiché une position commune : les représentants de Mandiana doivent être choisis sur place, dans un cadre consensuel, et non imposés depuis l’extérieur.

Au cours de cette rencontre, les participants ont insisté sur un principe qu’ils jugent non négociable : le choix des députés doit se faire à Mandiana, en tenant compte des réalités locales et de la volonté des populations.
Pour eux, toute décision prise ailleurs, notamment à Kankan, ne saurait refléter fidèlement les aspirations de la communauté.
Cette prise de position intervient dans un contexte de contestation visant Ousmane Diakité, présenté comme directeur de campagne. Les sages l’accusent de s’être autoproclamé sans concertation préalable avec les différentes composantes sociales de la préfecture.
Ils lui reprochent également de n’avoir pas déposé sa liste à Mandiana, préférant entreprendre ses démarches hors de la localité, une attitude qu’ils considèrent comme un manque de transparence et de respect envers les populations.
Face à cette situation, les forces vives réunies ont annoncé le rejet pur et simple de la liste portée par Ousmane Diakité, estimant qu’elle ne repose sur aucun consensus local.
À l’issue des échanges, un premier consensus a toutefois émergé autour de deux noms retenus pour représenter la préfecture : Abdoulaye Diallo, connu sous le nom de Laye Malien, et Abraham Diallo.
Les concertations se poursuivent pour compléter la liste avec la désignation de deux autres représentants.
Dans la foulée, les sages ont également révélé avoir adressé une correspondance officielle au préfet de Mandiana, afin de l’informer de l’évolution de la situation sociopolitique et des préoccupations exprimées par les populations.
À travers cette mobilisation, les forces vives de Mandiana entendent faire entendre un message clair : la représentation politique de la préfecture ne saurait se construire sans l’adhésion des citoyens à la base.
Dans une préfecture où la question de la légitimité des futurs représentants devient de plus en plus sensible.
Mandiana semble désormais déterminée à défendre un principe simple mais essentiel : aucun député ne doit être choisi pour le peuple sans le peuple.

Mandiana/ Ibrahima Sidibé pour le www.Gbaikandjamana.org



