Après avoir participé, vendredi 2 octobre, aux festivités marquant le 68ᵉ anniversaire de l’indépendance de la Guinée dans la nouvelle préfecture de Doko, les populations de Soumbarakoba ont célébré, ce samedi, la fête nationale en différé.

Au-delà de la célébration patriotique, la cérémonie a été l’occasion pour les habitants de renouveler leur plaidoyer en faveur de l’érection de leur district en sous-préfecture.

La mobilisation a réuni autorités locales, responsables communautaires, femmes, jeunes et populations venues partager ce moment de communion autour des valeurs d’unité et de patriotisme.

Prenant la parole, Cellou Camara, président du district de Soumbarakoba, a rappelé que la population avait d’abord pris part aux célébrations officielles à Doko avant d’organiser cette cérémonie en différé.
« Le vendredi 2 octobre, nous étions dans notre nouvelle préfecture de Doko pour fêter notre date commémorative. Aujourd’hui samedi, nous avons décidé de célébrer en différé cette fête ici à Soumbarakoba », a-t-il expliqué.

Il a également profité de l’occasion pour réitérer l’ambition des habitants de voir Soumbarakoba accéder au statut de sous-préfecture.
« Nous rêvons beaucoup, surtout d’être érigés en sous-préfecture. Nous sommes en union avec les districts environnants et les secteurs. Nous avons réalisé plusieurs choses. Même si nous consacrons une semaine à la fête, c’est pour une noble cause : l’indépendance de notre pays, la Guinée », a déclaré Cellou Camara.

Du côté des femmes, le même message a été porté par Aïssatou Sanoh, présidente des femmes de Soumbarakoba. Pour elle, la célébration constitue avant tout un acte patriotique, mais également une tribune pour faire entendre les aspirations de la communauté.
« La fête de l’Indépendance est une fête patriotique. Nous avons organisé cette fête en différé pour transmettre notre message et nous sommes très contents », a-t-elle indiqué.

Elle a ensuite lancé un appel aux autorités nationales pour accompagner la communauté dans sa démarche.
<< Nous prions le président de nous aider à ériger Soumbarakoba en sous-préfecture. Nous avons tous les critères qu’il faut pour être érigés en sous-préfecture », a plaidé Aïssatou Sanoh.

Daouda Sidibé, porte-parole du maire, a salué la mobilisation des populations et rassuré la communauté quant à la transmission de ses revendications.
« Nous remercions la population de Doko et saluons ses sages. Le maire a écouté vos messages. Ce n’est pas le maire qui érige un district en sous-préfecture, mais il est un messager. Il va transmettre le message à qui de droit », a-t-il déclaré.

Cette célébration en différé à Soumbarakoba aura ainsi permis aux populations de joindre la ferveur patriotique à une revendication administrative qu’elles souhaitent voir aboutir : l’érection de leur district en sous-préfecture.

Siguiri Alseny Philip Denkè Condé pour le www.Gbaikandjamana.org




