LA SUITE APRÈS LA PUBLICITÉ
J’en ai la certitude absolue qu’aucun citoyen ne saurait s’opposer aux principes fondateurs de l’État. Toutefois, il est essentiel que celui-ci implique davantage de parties prenantes dans la prise des grandes décisions nationales, car bien souvent, le gouvernement tend à négliger une multitude d’acteurs clés.
L’État devrait prendre soin d’informer, dès la clôture de l’année scolaire précédente, les parents d’élèves de la date de la rentrée suivante. Ainsi annoncer que la rentrée scolaire 2025-2026 s’effectuera le 15 septembre permettrait aux familles de mieux se préparer et d’affronter avec sérénité les défis liés à l’éducation de leurs enfants. Malheureusement, dans un contexte où les écoles privées prédominent sur les écoles publiques, cette anticipation demeure plus que nécessaire.
En réalité, la politique actuelle semble se résumer à une instrumentalisation de l’école : on envoie les enfants en classe, pour ensuite les mobiliser durant les campagnes politiques, les exhibant dans les lieux publics sous prétexte de vulgariser la nouvelle constitution. Une telle pratique, loin d’élever la nation, constitue une faute grave et une forme de manipulation de la jeunesse.
Monsieur le ministre,Je vous prie instamment de réexaminer vos politiques éducatives et vos méthodes de gouvernance, afin qu’elles reflètent véritablement l’intérêt supérieur de l’enfant et de la nation. Cette rentrée fixée au 15 septembre est une bêtise caractéristique du mode de gouvernance antipathique et égoïste des cadres de ce pays. Et les arguments pédagogiques évoqués ne sont qu’un alibi pour masquer les véritables motivations de cette clique d’incompétents à tous points de vue.
L’argument ridicule de l’harmonisation de notre calendrier scolaire avec celui des pays de la sous région les disqualifie et met plus en exergue leur incurie. Dans ces pays où l’administration est plus respectueuse du peuple et de l’intérêt général, la date de rentrée est publiée au moins deux mois avant, afin de permettre à tous les partenaires de l’éducation de se préparer, elle ne s’improvise pas par embuscade contre la majorité de la population scolarisée, qui plus est, économiquement fragilisée.
La Guinée doit certes se remettre à niveau par rapport aux normes pédagogiques de la francophonie, mais cela passe par une gouvernance intelligente dont les clés échappent à Mr Jean Paul CEDY Ministre et à son cabinet.

Ils ont encore assez de temps pour se ressaisir et rectifier le tir… Faute de quoi, par les semaines politiquement sensibles qui viennent, l’encre à signer les décrets de limogeage du général pourrait sévir… Arrêtons de confondre pilotage et navigation à vue! Voilà qui serait aussi un marqueur de la refondation.
Au secours Mr le Président Mamadi Doumbouya Cordialement.
Par Mohamed Balato KEITA, enseignant.



