Malgré un exil qui se prolonge, Cellou Dalein Diallo refuse toute idée d’effacement politique. Le président de l’Union des Forces Démocratiques de Guinée (UFDG) multiplie les prises de parole depuis son pays d’accueil, affichant une détermination intacte face au pouvoir de transition.
Interrogé sur le risque d’être relégué au second plan en raison de son absence du territoire national, l’ancien Premier ministre a livré une réponse sans détour.

Pour l’ex-banquier, l’éloignement géographique ne saurait entamer l’engagement politique. « Écoutez, nous allons continuer la lutte. Le parti est un instrument de la lutte politique, et nous avons choisi de lutter par les voies légales », a-t-il martelé.
Cellou Dalein Diallo affirme que cette mobilisation se trouve renforcée par ce qu’il qualifie de désaveu populaire du régime en place, perceptible selon lui lors du référendum et amplifié par le scrutin présidentiel du 28 décembre, qu’il considère comme un simulacre. « Le président sait bien qu’il n’a pas obtenu l’onction de la population », a-t-il insisté.
Poursuivant son propos, le leader de l’UFDG estime que le pouvoir de transition repose sur des bases fragiles. Il évoque un isolement croissant du régime, qu’il attribue à la multiplication des violations des droits de l’homme et à l’instauration d’un climat de peur. « Le régime ne tient plus à grand-chose. Il n’a pas de légitimité. Chaque jour, par ses actes, il se disqualifie et s’isole », a-t-il dénoncé, avant de conclure que cet état de fait pourrait conduire à un effondrement à tout moment.
Par ces déclarations, Cellou Dalein Diallo entend rassurer ses partisans et réaffirmer que, malgré l’exil, la lutte politique de l’UFDG se poursuivra avec la même intensité.

Ahmadou Djogo
Pour Gbaikandjamana.org




