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Le Syndicat Libre des Enseignants et Chercheurs de Guinée (SLECG), dirigé par Aboubacar Soumah, a choisi de ne pas se joindre au mouvement de grève générale lancé ce lundi par l’intersyndicale sur l’ensemble du territoire national.

Interrogé par notre rédaction, Mohamed Bangoura, alias Roméo, porte-parole du SLECG, a expliqué que la priorité demeure le dialogue social, estimant que la grève ne saurait constituer qu’un ultime recours.
« Lorsque le gouvernement ouvre un couloir de négociation et que des avancées sont enregistrées autour de la table, qu’est-ce qui peut encore justifier une grève ? La finalité d’une grève, c’est précisément l’ouverture de négociations. Si celles-ci existent déjà, pourquoi aller au bras de fer ? Nous privilégions le dialogue. Nous irons à la table pour obtenir des résultats concrets. La grève ne doit intervenir que lorsque toutes les portes du dialogue sont fermées », a expliqué Roméo.
Il invite par ailleurs les enseignants à maintenir leur confiance au SLECG, qu’il qualifie de syndicat « responsable ».
« Lorsque nous constaterons que le gouvernement refuse de satisfaire nos revendications, nous envisagerons la grève après consultation de la base. Mais pour l’instant, nous donnons une véritable chance au dialogue », assure-t-il.
Pour le SLECG, l’heure n’est pas aux débrayages, mais à la négociation — et c’est seulement lorsque la craie cessera de valoir la paix que la grève deviendra une arme.

Ahmadou Djogo
Pour le www.Gbaikandjamana.org



