Le ministère de l’Information et de la Communication durcit le ton. Les radios Milo FM Siguiri, Sabary FM, Djoliba FM Siguiri, Soleil FM et Baobab FM sont concernées par une interdiction de produire leurs propres journaux et émissions depuis Siguiri. Elles doivent désormais se limiter à leur rôle de relais des programmes de leurs radios mères.
Le secteur de la radiodiffusion privée est appelé à se conformer strictement à la réglementation en vigueur en Guinée. À l’issue d’une mission de contrôle de l’application des cahiers des charges, menée en août 2026, le ministère de l’Information et de la Communication a relevé des irrégularités concernant plusieurs stations de radio dans la préfecture de Siguiri.
Selon la note de mise en demeure adressée aux responsables concernés, plusieurs radios auraient installé des équipements permettant de produire et de diffuser leurs propres programmes directement depuis leurs stations de réémission, une pratique jugée contraire aux dispositions réglementaires en vigueur.
Parmi les stations citées figurent notamment Milo FM Siguiri et Lero, Djoliba FM Siguiri et Mignada, Sabary FM, Soleil FM, Manden FM, Baobab FM, Futur Média à Tombogo et Djalakoro, ainsi que Nabaya FM à Kouremalé et Léro.
Une précision importante concerne les radios Milo FM Siguiri, Sabary FM, Djoliba FM Siguiri, Soleil FM et Baobab FM. Ces stations ne sont plus autorisées à produire leurs propres journaux d’information et émissions depuis Siguiri. Elles doivent se limiter à relayer les programmes diffusés par leurs radios mères.
Cette mesure signifie que ces stations ne peuvent plus fonctionner comme des radios autonomes sur le plan de la production locale, mais uniquement comme des relais des programmes de leurs stations de base, conformément au cadre réglementaire applicable.
Pour justifier sa décision, le ministère s’appuie sur l’arrêté A/2020/3328/MIC/CAB.SGG du 10 décembre 2020, relatif aux conditions d’implantation et d’exploitation des stations privées de radiodiffusion et de télévision en Guinée.
L’article 5 définit une station de réémission comme un émetteur qui diffuse en temps réel les mêmes programmes provenant directement et exclusivement de la station de base, dans une autre zone de couverture, sur une fréquence déportée.
En conséquence, les responsables concernés sont sommés de cesser immédiatement toute production et diffusion de programmes depuis les sites de réémission de Siguiri. Ils doivent également démonter et retirer les équipements techniques de diffusion installés irrégulièrement dans un délai de 30 jours francs, à compter de la réception de la mise en demeure.
Ils sont enfin tenus de transmettre par écrit au ministère les justificatifs des mesures prises pour se conformer à cette décision.
Le ministère prévient qu’à l’expiration du délai accordé, il se réserve le droit de saisir les équipements concernés et de suspendre l’utilisation de l’autorisation de réémission ainsi que l’agrément de la radio concernée.
Cette décision remet au centre du débat la question de la réglementation des radios privées et de l’organisation de leurs activités dans les localités de l’intérieur du pays.
Les responsables des stations concernées devront donc prendre les dispositions nécessaires pour se conformer aux exigences du ministère de l’Information et de la Communication.

Siguiri Alseny Philip Denkè Condé pour le www.Gbaikandjamana.org




